Jeu de rôle Médiéval-Fantastique
 
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 Boïmir, nain apatride pour vous servir...

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Boïmir Koc'h

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MessageSujet: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Lun 19 Oct - 20:55

Votre personnage

Prénom : Boïmir.

Nom : Koc'h. Également connu sous le surnom de « L'Apatride ».

Âge : 44 ans.

Race : Nain.

Classe : Vifier

Compétences :- Communication animale : 2
- Perception de la vie : 5
- Capacités physiques : 4
- Capacités sensorielles : 4

  • Prédilection:
Grâce à sa voix puissante, particulièrement belle à entendre pour un nain, Boïmir est capable d'attirer ou de repousser n'importe quel animal sauvage tant qu'il ne se trouve pas poussé par la faim. Il ne s'agit pas de communication à proprement parler, mais d'une sorte de appeau d'un ordre un peu particulier. Très utile pour la chasse ou pour passer une nuit en forêt sans être dérangé de façon excessive.

Physique : Contrairement à la plupart des nains, Boïmir ne prend pas vraiment soin de sa barbe. Il la laisse pousser négligemment, au petit bonheur la chance... Certaines mauvaises langues prétendent qu'il s'agirait d'un nid douillet accueillant diverses bestioles plus ou moins ragoutantes, mais...

« Comment ? Eh, blasphème mon frère! C'est vrai qu'elle frise un peu en automne, qu'elle graisse vite en été et qu'elle a tendance à bouger toute seule de temps à autre, mais comme dit le proverbe: ''méfie-toi des apparences, surtout lorsqu'il s'agit d'un nain armé'' ! »

...Mais il va de soi qu'il ne s'agit que de rumeurs infondées et perfides. Bien qu'il commence à se dégarnir au niveau du sommet du crâne, il se trouve encore pourvu d'une belle chevelure poivre-sel très dense, le recouvrant comme le ferait un manteau. Aussi est-ce l'une des raisons pour lesquelles Boïmir n'a jamais craint les froidures de l'hiver. Pourtant, Dieu sait qu'il en a connu ! Faisant partie des rares nains passant leur vie à l'extérieur des mines, apatride auto-proclamé, il ne compte plus les nuits passées au clair de lune, par tous les temps. Mais tout son être semble d'être adapté aux conditions les plus extrêmes. Même ses yeux, d'un gris très clair, rappellent l'éclat léger de la neige fraîchement tombée. Des yeux pétillants de malice, des yeux rieurs, des yeux pleins d'une sereine prudence. Et pourtant, dans le comportement, dans le jeu parfois peu habile des mains, dans la démarche un peu trop légère pour un nain, on devine que le sang d'un père particulièrement manipulateur et facétieux a été quelque peu corrompu; lui, fort comme un géant, gorgé d'humour et de dérision, audacieux, adulé ou détesté, avait tout d'une âme de chef. Chef qu'il n'a d'ailleurs jamais vraiment été. Son fils, en revanche, a une tendance à s'oublier à la contemplation, à se laisser avoir par l'affectif, ce que son père n'aurait sût comprendre. Boïmir a quelque chose de l'artiste, bien qu'il n'en soit pas un à proprement parler. Il aime d'ailleurs beaucoup chanter à ses heures, d'une voix pleine, grave et puissante. Cette voix se trouve être un point fort, dans le cadre de son don de Vifier: les animaux y étant naturellement sensibles, il se trouve capable de les attirer ou de les repousser presque à loisir ce qui peut se révéler bien pratique pour chasser...
D'ailleurs, Boïmir est un excellent chasseur. Ses vêtements sont issus principalement de ses trophées, peaux d'ours, d'élan, de mouton, parfois même de lapin ou d'hermine. Jamais de bouc ou de chèvre cependant, cet animal lui étant affilié.
En outre, il porte également de lourdes bottes de voyage, à l'épreuve du feu et du givre, un large ceinturon auquel pend un couteau de chasse, une gourde et une bourse remplie d'herbe à pipe, et un arc court de chasseur nain. Sa tête est ornée d'une tiare de bronze, unique objet de valeur de Boïmir.

« T'oublies mon cœur d'or mon pote ! Yohoho, une chopine de plus chef ! »



Caractère : Un nain qui ne connaissait pas les sombres cavernes... Un nain qui naviguait sur les flots... Un nain qui aimait le voyage et l'odeur des sous-bois. Un nain qui savait parler comme un chef et tromper comme un renard, le tout en ayant l'air de rien. Voilà quel genre d'énergumène était Gremislav. Rien qu'en se concentrant sur ces aspects, on comprend aisément les raisons de son rejet par sa race. L'odeur des cavernes lui est aussi néfaste que l'ambiance des villes, le moindre renfermement le rend fou à lier, et le manque d'air le fait paniquer comme un lapin.

« Un lapin? Où ça? »

A côté de ça, il faut reconnaître à notre ami une très grande légèreté coutumière, un amour de la dérision et de la bonne entente, un esprit de camaraderie à la mesure de son agoraphobie et de sa claustrophobie. Ce qui n'est pas peu dire. Boïmir compte de bons compagnons partout sur Linoa et Zagorn, son continent d'origine. Évidemment, dans la mesure du possible, il préfère éviter les ports et naviguer le moins possible. Un nain reste un nain, et un nain n'aime pas l'eau. Surtout lorsqu'il se trouve être l'ami d'un bouc...
Enfin, Boïmir est un voyageur heureux se plaisant à faire son chemin, seul ou accompagné. Il parle aux arbres comme aux animaux, ses « frères dans l'être », comme il les appelle, et se contente de toute compagnie, même la plus simple. Au clair de lune, il n'est pas rare de le voir sortir un accordéon de derrière son dos, et d'entonner quelques chants improvisés au gré de ses humeurs.

« J'suis un nain et un pêcheur, bon pied, bon œil. La jambe blessée, le bras amusé, bon pied, bon œil. Chemin faisant, toujours en chantant, bon pied, bon œil. Sueur du voyage, oui tel est mon Graal, bon pied, bon œil. Oh! L'orage tombe sur les villes, bon pied, bon œil et bon cœur ! 
O'hm strella nomen'ta... O'hm strella ah stiah... »

[Histoire à suivre au prochain post]


Dernière édition par Boïmir Koc'h le Sam 14 Nov - 22:25, édité 1 fois
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Boïmir Koc'h

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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Sam 14 Nov - 22:20

« -Ceathar', mon ami, je n'ai plus beaucoup de temps, il va arriver... 
-Ah, nom de Dieu, tais-toi donc ! Tu vas nous porter malheur.
-Je ne fais que dire ce qui est. L'enfant est prêt.
-Diable, et ça ne peut pas attendre, ces choses là »

Une pluie légère s'ébattait doucement sur la forêt. Pas de quoi faire fuir les animaux les plus endurcis, qui observaient discrètement les étrangers qui étaient entrée sur leur territoire... Pour sûr, ils ne devaient pas en voir tous les jours de semblables. D'abord, il y avait un grand nain, mesurant un bon mètre cinquante. Il paraissait moins solide que nombre de ses congénères, mais portait néanmoins une grande hache à tranchant simple sur son dos. Ses oreilles, étrangement pointues, étaient ornées de boucles en tout genre. Sous ses sourcils froncés, on trouvait des yeux bruns qui pétillaient de malice. Il était accompagné d'une naine, à peine moins barbue que lui, mais beaucoup plus imposante, malgré sa petitesse.

« -Ah!
-Mais tais-toi donc, Iara ! Eh, relève toi ! »

La jeune naine était tombée sur le sol. Devant son air suppliant, son compagnon fût bien obligé de lui venir en aide. Il s'appelait Ceatharlach. Il avait fuit un groupe de nomades, principalement des nains renégats ainsi que des créatures marginales, plus au nord, dans les environs d'Artus. A la suite d'une histoire douteuse et trop longue à conter, il avait passé sa vie, depuis son adolescence, parmi ces gens. Nostalgique des cavernes et de sa culture perdue, il avait décidé d'entreprendre un long voyage vers ses origines... Mais il avait mal choisi son moment.
Ce fut donc en pleine forêt que son fils vint au monde, chose rare, peut-être unique pour un nain... Heureusement, l'accouchement se déroula sans problème notoire... Du moins, c'était ce que les apparences disaient.

***


« Un cri déchirant, les yeux qui s'ouvrent. Ça y est, ouf, sorti de cette sacrée caverne... il y avait trop de brume, là-dedans. Pas moyen de se sentir vivre deux minutes. Un reflux perpétuel qui brasse, qui brasse de la matière dans un tourbillon étourdissant... Ah ! Oui, il fait froid, et l'air, l'air, qu'est-ce qu'il brûle ! Mais quelle sacrée non de brûlure ! Je n'ai plus jamais ressenti ça, mais j'en retrouve encore des parcelles dans la chaleur ardente d'un feu et aussi dans le froid mordant des hivers de Thran'Reï. Et c'est bon de se souvenir de quelque chose d'aussi beau...
Lorsque j'ai ouvert les yeux, je les ai tout de suite vus et aimés. J'ai vu plus loin que la terre, que le ciel, que le vivant qui m'entourait. J'ai côtoyé, l'espace d'un instant, le cœur des choses. J'aurais bien voulu les attraper, les garder en moi, mais elles se sont dérobées, effrayées. Alors j'ai saisi une chose que je n'ai jamais oubliée. L'autre, c'est jamais et ça ne sera jamais toi. Et si tu tentes de le manger malgré lui, de le faire tien contre sa nature, il fuira quand même. Tu auras la surface de la matière, ce qui est malléable. Tu en feras bien ce que tu veux. T'auras jamais que la mue du serpent.

Gaïa, ça, les nains, ils ont jamais compris, parce qu'on leur met de la mue sur les yeux dès la naissance. Et s'ils ont quand même eût l'étincelle, l'intuition, on la leur fait oublier. »

***


De vastes montagnes se profilaient, fières et hautes. Elles étaient partout. L'univers entier semblait se constituer de monts, de roches abruptes, de bois de sapins et de vallées. Loin d'oppresser Ceatharlach, ces grandes pierres lui réchauffaient le cœur. Enfin, il était chez lui.
Iara, à ses côtés, regardait bouche bée. Originaire de l'autre continent, elle n'était pas accoutumée à un spectacle aussi grandiose.

« -Gaïa, que c'est beau !
-Tu n'as rien vu. Viens. »

D'un pas confiant, le nain s'approcha d'une pente raide, parsemée de mousses et de lichens. Il frappa trois fois, et s'écria: « Slava, ah, Boïmir ! »
Aussitôt, on entendit des chuchotements des plus étranges, et un escalier apparu sous la roche. Il semblait s'échapper de sous la montagne, comme si la terre se dépliait. Les deux amants descendirent les marches.

« -Ceathar', qu'as-tu dit pour ouvrir ce passage?
-Slava, ah, Boïmir ! C'est... »

Soudain, l'enfant, endormi entre les bras de Iara, sembla s'égayer. Il se retourna sur lui même en souriant, un étrange sourire plein de malice.

« -C'est le fragment d'un poème à la gloire de notre peuple. Dans notre dialecte, il signifie : « Gloire à toi, Ô toi combattant de la paix ! »
-Mmh... »

Des années plus tard, l'enfant devenu adulte se vanta bien d'avoir choisi lui-même son prénom, alors qu'il n'était encore qu'un nourrisson.

***


La vie du jeune Boïmir fut bien triste, au fond de la sombre caverne. A sa naissance, en pleine forêt, il s'était fait des choses du monde des amis, amis qui lui manquaient. Il reçu une éducation de nain de pure souche, éducation à laquelle son père, Ceatharlach, ne participa que de loin, se sachant impropre à faire de lui une véritable créature des souterrains.
Bien sûr, l'enfant jouissait d'un évident confort matériel, dans les grottes somptueuses. D'épaisses colonnades de pierre taillée soutenaient les galeries, le sol était dallé et recouvert de somptueux tapis, les banquets étaient fréquents, la nourriture toujours abondante et délicieuse, les nains travaillaient dur et s'appliquaient à faire de chaque recoin une pièce de château.
Cependant, aucun nain âgé de moins de quarante ans n'avait véritablement le droit de quitter la caverne. Considéré comme un enfant jusqu'à ses vingt ans, comme un jeune fou éperdu jusqu'à sa fuite, Boïmir se sentait mourir.
Il avait bien un ami, un véritable frère. Il s'appelait Gremislav. C'était un vieux nain, la deux-centaine bien consommée, qui avait parcouru le monde à l'occasion de grandes guerres, contre les elfes souvent. Malgré la différence d'âge, ils étaient inséparables. L'ancien enseignait mille et unes choses au plus jeune, qui, sans cesse parlait de son étouffement, des rêves étranges qu'il faisait et qui lui faisait désirer sans cesse plus, de ses intuitions les plus profondes. Fort heureusement, le vieux guerrier était respecté, sans quoi la mère de Boïmir se serait opposé à ce qu'ils se fréquentent. Gremislav, en plus d'être un original, avait tendance à déteindre sur le jeune nain. Ou plutôt, il avait tendance à l'encourager à rester fidèle à ses aspirations. Pour le préserver autant que possible de la superstition, il le provoquait, le raillait, le forçait à sans cesse à recadrer ses actes et ses paroles.
En lui imposant une base de connaissances et de savoirs-faire très stricte, il l'aidait à se libérer de ce qui le conditionnait.

Malheureusement, Boïmir passait peu de temps avec son compagnon et maître, en comparaison avec celui qu'il passait à s'ennuyer. Il apprenait l'art des runes, s'occupait sans cesse les mains. En peu d'année, il devint un artisan doué, et un honorable apprenti forgeron. Ce qu'il préférait par-dessus tout, c'était la sculpture sur bois.
Un jour, il était occupé à tailler un morceau d'une étrange matière, que Gremislav n'identifia pas tout de suite, lorsqu'il vint lui rendre visite.
« -C'est une corne de mouflon, mon frère. Elle est belle, hein?
-Ah ! Pour sûr, oui. Que vas-tu en faire?
-Un arc.
-Pas courant.
-Je sais. Une sculpture, c'est pas la peine. J'ai jamais travaillé sur de la corne, je risquerait de la gâcher. Et puis elle me parle, je l'aime bien. Je veux en faire quelque chose qui puisse m'être utile, comme ça, je pourrais la garder souvent avec moi.
-Tu vas chasser le champignon dans les galeries? Sacré gamin !
-Ah ah... »

A la vérité, le vieux Gremislav connaissait les projets de fuite de son disciple. S'il en éprouvait une certaine peur, il s'efforçait de n'en montrer rien. Il était vieux, il avait bien vécu. Il fallait que la roue tourne, et que la jeunesse prenne la route à son tour, d'une manière ou d'une autre.

***


Cette fois-ci, c'était la bonne... Ah, mince. Trente deux qu'il n'avait pratiquement pas vu la lumière du jour, il était temps que ça se termine !
Ses parents ne se doutaient de rien. Ils avaient pris l'habitude de voir leur fils unique entasser les objets fabriqués de ses mains dans sa chambre. On trouvait un arc, des flèches avec une pointe en fer, des sculptures, un très beau bouclier en mythril, un long couteau de chasse effilé, prudemment rangé dans un fourreau de cuir, des ceintures, des bourses, et mille et une autres choses du même ton, plus ou moins curieuses. Boïmir disposait également d'une collection de pipe assez impressionnante. La vision de la fumée l'aidait à se concentrer, et trompait bien souvent sa fatigue, sa peine ou son ennui. Quant il fumait, il avait le sentiment de communier avec l'air et le feu, paisiblement.
Alors, il avait préparé ce qu'il lui fallait. Une outre, de bons vêtements, des bottes, une lourde ceinture, son couteau, son arc, ses flèches et son carquois, un manteau à capuchon, une pipe à long bec qu'il affectionnait tout particulièrement, un petit sac d'herbe à pipe, un peu d'or et son beau bouclier.
L'occasion était rêvée. Un conflit violent avait éclaté entre les nains de l'ouest du Thran'Reï et les elfes de la forêt des ruines, en raison d'une rupture de traité. Des elfes avaient été surpris à roder du côté des riches grottes à minerais... ces rigolos là étaient plus ou moins forgerons. Et on n'allait certainement pas laisser passer un vol, même minime.
Pouvaient s'enrôler tous les nains âgés d'au moins trente-cinq ans. Boïmir en avait eu trente-sept. On lui donna une côte, une hache à tranchant double et un casque. Il prit le reste de ses affaires avec lui, dissimulées dans un grand sac ou sous son armure. Cependant, au dernier moment, il eût une petite faiblesse. Il parla de son projet à Gremislav, et lui transmit ses adieux. Il avait beau être sérieux, ce qui prédominait, c'était l'éternelle étincelle de malice qui flamboyait dans son regard. Le vieillard en fût affligé, mais n'en montra rien. Il lui fit même cadeau d'un trésor familial: une tiare splendide, réputée inaltérable, que notre jeune nain ne quitta jamais plus.
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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Sam 14 Nov - 22:21

Ah, Gaïa, il aurait pût se retenir, le vieux... Ouai, il devait avoir bien de la peine, mais de là à craquer... A prévenir tout le monde juste avant la première bataille... ça lui aurait évité de se retrouver dans un pétrin pareil. Il avait senti qu'on le surveillait. Alors il avait dût précipiter sa fuite. De nuit, il avait ramassé ses affaires, abandonné sa hache et son armure, avait conservé sa côte sous de simples vêtements de voyage, et, tiare vissée autour de la tête, il s'était enfoncé dans la pénombre. Il s'apprêtait à croiser ses anciens compagnons, mais, au lieu d'eux, il tomba nez-à-nez avec une patrouille d'elfes, qui projetait de lancer une attaque surprise sur le camp de leurs ennemis.
Après une brève discussion qui tourna à l'absurde, il fût contraint de les suivre en forêt.
Ah ! bien sûr, il était heureux de la retrouver, cette sacrée nom de forêt ! C'était plus comme la dernière fois, c'est vrai. Il n'y avait plus cette série de visions, cette sensation intense de vie, ces palpitations, cette joie secrète qui émanait de la matière. Mais il était tard, et il était fatigué... Sa vue même était troublée. Oui, ce devait être la raison.
« -Que faisais-tu par ici, le barbu? »
L'elfe qui venait de parler avait la voix claire, d'une hauteur féminine bien inhabituelle aux oreilles du nain, qui manqua de s'étouffer de rire. Les guerriers ne cillèrent pas.
« -Je suis de passage. J'entame un voyage assez long.
-Tu mens. On t'a vu sortir du camp. Nous voyons mieux la nuit que le jour. 
-Eh bien soit. Gardez-moi aussi longtemps que vous le voudrez vous finirez sans doute par comprendre que je n'ai pas de mauvaises intentions à votre égard. »
Aussi incroyable cela puisse paraître, avec son incroyable aisance, son talent inné d'orateur et sa malice abondante, notre bon ami se fit accepter au sein du clan de la forêt des ruines. Il vécu en invité privilégié des elfes pendant deux années qui furent riches en enseignement. Au début, il avait été leur prisonnier, puis leur parasite, pour enfin devenir leur compagnon. Il fût initié au chant, dont il ignorait pratiquement tout, et à la musique en général. Bien des instruments lui passa entre les mains, et, s'il n'était pas particulièrement doué, du moins apprenait-il vite les bases. Aussi fut-il capable de jouer sur tout et n'importe quoi, du moment qu'il s'agissait plus ou moins d'un instrument de musique. En revanche, il était bon chanteur. Sa voix, grave et profonde, un peu rauque, contrastait énormément avec celle de la plupart des elfes, dont les plus graves étaient des ténors.

Peu à peu, il assimilait la spiritualité de ses hôtes. Au début, il fût stupéfait de voir à quel point ils pouvaient être sensible à l'âme des choses, à leur profondeur. Il lui arriva même une fois de renier sa race pour s'auto-proclamer elfe avorté. Mais cet état de fait ne pouvait durer bien longtemps... Au terme de la deuxième année, il s'entretint avec une elfe du nom d'Idril. Il s'était décidé à lui parler de ses intuitions profondes, comme il l'avait fait jadis avec Gremislav. Il parlait avec passion de la matière, des réalités cachées, de l'illusion des techniques visant la puissance plutôt que la vérité. Lorsqu'il termina enfin, il ne remarqua pas tout de suite l'air sceptique de son interlocutrice, qui le dévisageait.
« -Maître nain, pensez-vous réellement ce que vous venez d'affirmer?
-Ahah! Bien sûr, ais-je l'air d'un menteur?
-Un menteur, peut-être pas, mais de quelqu'un qui se trompe, certainement.
-Pardon? »
Et oui, pauvre naïf. Tu tu fais des idées, tu rêves. Tu donnes aux choses un cœur qui ne leur appartient pas. Tu parles de la matière comme d'une personne. Tu verrais du noir dans du lait... Comment? Tu approuves?
Ah, ignorant. L'énergie qui tu ressens, c'est le souffle de la déesse mana, ni plus ni moins. Respecter la vie, c'est la respecter elle. Tu parles du respect de la matière, et du clignes des yeux... C'est le vivant, la vie et la matière à travers elle, non l'inverse. Tu peux dire d'un arbre « mon frère ! » dans la mesure où vous portez une énergie commune... tu as l'air de penser à un langage de la matière, comme si la pierre, le cuivre ou le bois parlait comme autant de personnes.
Tu es fou. C'était là un condensé des paroles de l'elfe. Ça ne semblait être rien, mais Boïmir en fût profondément bouleversé. Il quitta Idril sans mot dire et s'en alla se reposer. Il avait beau être un être de pierre, un nain, une larme vint mouiller sa barbe.
Il dormit longuement, et reçut un rêve étonnant.

« Il y avait ce petit coin de forêt que je n'ai jamais cessé de reconnaître. Je sais que c'est celui-là sur lequel j'ai ouvert pour la première fois les yeux, ouais. Un petit coin de forêt qui n'a l'air de rien. Il y a mille et une clairières splendides, mais c'est cet espace touffu, bordé de ronces que je préfère par-dessus tout. J'ai l'impression d'avoir choisi d'y naître. Comme un appel. Tu es dans le brouillard, perdu, angoissé, on te hurle: eh ! Viens avec nous, frère ! Que fais-tu? Tu cours ! Tu embrasses les mains que l'on te tend.
Pourtant, même si j'aime bien y aller, je n'ai jamais plus rien eu de comparable. Il y a un voile épais entre les choses et moi, et j'arrive pas à le retirer. Il est comme soudé. On m'a collé une porte sur la face, et j'ai pas cette sacré nom de clef.
Et dans ce rêve – j'en avais déjà fait de semblables – il y avait une colline dans ma forêt, un endroit avec des bouleaux bien blancs. Des ruines, aussi, un puits profond, et une grandeur, une présence... un mystère, quoi. J'étais pas seul. L'endroit était pas serein, mais je marchais avec joie. C'était mon petit coin de forêt, mais c'était plus. »

Dès le lendemain, Boïmir quitta les elfes qui l'avaient hébergé. Il leur laissa sa côte de mailles, en guise de remerciement, et ne revint jamais plus.

***


Ici commence le récit des voyages de Boïmir, le nain sans patrie, le mystique barbu et irascible. De la forêt des ruines, il se rendit d'abord, à pied, jusqu'à Yassar. De Yassar, il s'arrêta dans plusieurs petits villages de l'empire du Thran'Reï. Il y travaillait comme forgeron, vendangeur, chasseur, éleveur selon les besoins. Il tirait de ces petits travaux le gîte et le couvert, et suffisamment de force pour reprendre la route. Ses hôtes appréciaient son charisme, son exotisme de nain apatride, ses histoires qu'il savait si bien raconter.
Trois bonnes années s'écoulèrent ainsi. Mais en dépit des apparences, ce ne furent pas des années particulièrement heureuses pour notre bon nain. Les paroles de l'elfe continuaient de le hanter. Il attendait quelque chose sans savoir quoi, il brassait de l'air. Il rencontrait de nombreuses personnes, se faisait aimer de beaucoup. Un jour, un vieux barde lui fit même cadeau d'un petit accordéon diatonique, un instrument qu'il affectionnait tout particulièrement.
Mais il avait une soif d'irrationnel qu'aucune auberge, qu'aucune bière ne savait apaiser... et pourtant, ce n'était pas faute d'essayer ! A chacune de ses escales, Boïmir gagnait de quoi manger rien qu'en pariant avec les plus gros buveurs de la région. On ne défit pas un nain sur son propre terrain impunément.
Un jour cependant, son moral était au plus bas. Ce qui lui faisait dire encore plus d'absurdités qu'à l'accoutumée, et à faire rire d'autant plus, bien entendu.
Le hasard de ses pas l'amena jusqu'au grand port de Drenesis. Là, à peine conscient de ce qu'il faisait, il prit un bateau pour l'autre continent, celui de Linoa. Il descendit au port de Dal-Duris. Pendant la traversée, il avait contracté une maladie fréquente chez les nains qui osaient se faire navigateurs. Pendant deux mois, il fût incapable du moindre mouvement. La lumière du jour le faisait souffrir, alors il restait enfermé dans une petite chambre d'auberge plongée dans la plus totale obscurité. Pour payer, il dût se séparer à contre-cœur de l'or qu'il conservait précieusement dans une petite bourse attachée autour de son cou depuis son départ des cavernes du Khandjen.
Une fois guérit, il marcha infatigablement en-dehors des routes. Le printemps était revenu, le froid n'était plus à craindre. A force de marcher, Boïmir atteignit Les Calveros.

***


Bon dieu de bon dieu, n'y avait-il personne pour l'aider à retrouver son chemin? Il haïssait tout le monde. Elfes, humains, frères nains, elfes surtout. Tous des chiens, des vicieux, des perdus. Enfin, là, tout de suite, le perdu, c'était lui. Son esprit était un gigantesque grenier poussiéreux et encombré, privé de lumière, et impossible de retrouver son chemin dans cette sacrée forêt ! D'ailleurs, d'où venait-il? Tout juste s'il s'en rappelait. Bah...
Harassé, le nain s'était laissé tombé sur le sol. Il s'affaissa sur lui-même, s'endormit.

« Je me suis tout de suite réveillé. La clairière s'était élargie, comme si les pins s'étaient un peu serrés pour me laisser la place de respirer, et de voir la lumière. J'étais en pleine forme, éveillé, vif.
Sous ma main, je sentais la terre palpiter doucement, pleine d'une force tranquille de mère de famille. Elle invitait à agir, à créer, à faire, mais aussi à venir se reposer, se gorger de sa force qu'elle distribuait généreusement. J'ai posé ma main sur le tronc d'un conifère. Lui, il fourmillait. J'avais l'impression de toucher de la vie pure, en actes, comme ça.
Et puis j'ai porté la main à la corne de mon arc. Elle, je l'ai sentie vibrer. J'ai eu la sensation bizarre que les veines de ma main se prolongeaient dans l'objet, que mon sang le remplissait avant de me revenir. Et soudain, j'ai entendu des claquement graves et fermes, comme si des enfants se battaient avec d'énormes épées en bois.
Brusquement, je me suis retourné. Devant moi, un mouflon descendait d'une pente rocheuse. Il m'a regardé lentement, profondément, comme s'il m'évaluait, cherchait à me cerner. Et paf ! Je me suis pris le coup de corne de ma vie, et en plein visage, encore ! Je me suis retrouvé sur le sol, le visage en sang. J'avais deux longues estafilades, comme des coups de poignard. Je m'étonnais de ne pas avoir le nez en morceaux. Je me suis jeté sur la bête, nous nous sommes battus toute la journée sans que l'un ne l'emporte sur l'autre. J'aurais cru à un rêve, mais j'ai encore les cicatrices.
C'est tout. J'ai passé beaucoup de temps dans cette sacrée forêt. Je saurais pas dire combien exactement. J'ai appris à écouter, à chasser à la voix, à sentir, à voir, aussi. De temps à autres, j'avais des visions étranges qui me remplissaient de joie. Je vivais seul, je faisais mon propre alcool. J'suis resté un rustre de nain, eh ! Et puis un jour, le mouflon est revenu. Il s'est approché de moi, et j'ai perçu une infinité de choses. Comme des sensations, des intuitions, des sentiments placés bout-à-bout, le tout dans un ordre impeccable. J'en avais les larmes aux yeux, c'est dire !
Alors, j'ai retourné la donne. Les yeux de l'animal se sont fermés. Et j'ai entendu, au fond de mon cœur, ces mots : salut, frère !
Et sur ce, j'suis reparti. Les mouflons, depuis, j'ai l'impression de les comprendre. Une fois, je me suis fait attaquer par un gobelin, et ben le gobelin, il s'est retrouvé le cul défoncé par une jolie paire de cornes. Et puis, Gaïa, quelle paix !

Mais la route m'appelle, et j'ai trop parlé. Sur le dos d'un mouflon, on gravit plus de montagnes. J'arriverais sans doute bientôt en Andaros... »


Dernière édition par Boïmir Koc'h le Dim 15 Nov - 0:40, édité 1 fois
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Ventus Elwing
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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Dim 15 Nov - 0:21

L'histoire d'un nain... C'est beau... J'ai hâte de voir la suite. =)

Juste au cas où tu l'ignorerais, les Elfes de la Forêt des Ruines sont des Elfes Noirs.
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Boïmir Koc'h

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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Dim 15 Nov - 0:43

Bah, ça pose pas trop de problème j'pense. Pour un nain, un elfe peut être noir, gris, bleu, vert ou rose fluo, il reste un elfe... A moins qu'il y ait vraiment une grosse incohérence, je laisserais comme ça.

J'avais oublié la petite partie Hrp:

Avez-vous lu la Charte ? Muahaha? Smile

Est-ce votre premier compte ? Yep' chef !

D'où connaissez vous le forum ? Par un top-sites...

Vous pouvez aussi nous parler un peu de vous (seulement si vous le souhaitez bien sûr).

Caroline, 19 ans, fac de philo', deuxième année. Adore parler d'elle, mais s'est juré d'arrêter, l'orgueil excessif étant mauvais pour la santé.

Voilà ! Fiche terminée !
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Dorian Websther
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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Dim 15 Nov - 0:44

Toi tu fais de la philo. Je t'aime.

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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Dim 15 Nov - 1:19

Non c'était juste pour préciser. Evidemment, un elfe noir crève tout aussi bien qu'un elfe normal. De toute manière, les elfes, c'est comme pour les gobelins : c'est mieux quand c'est mort !

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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Dim 15 Nov - 1:25

Et bien... je crois que c'est la présentation de personnage la plus belle que j'ai jamais lue.

C'était vraiment un plaisir de la lire. Félicitation.

Si j'ai bien compris, tu n'as pas encore d'animal de prédilection ? A moins que ce soit le mouflon que tu aies rencontré à la fin de ton histoire ?

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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Dim 15 Nov - 12:48

Citation :
Non c'était juste pour préciser. Evidemment, un elfe noir crève tout aussi bien qu'un elfe normal. De toute manière, les elfes, c'est comme pour les gobelins : c'est mieux quand c'est mort !

... PNJ tu me paiera ça... Je sais qui c'est !!!

sinon Magnifique présentation. Tu verras pas mal d'elfes hautains et imbu de leur personne. Je n'en fais pas partie heureusement Very Happy

* touss touss
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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Dim 15 Nov - 12:58

Bon, ben... D'après le commentaire de Doloxel j'en conclus qu'il est du même avis que moi : Validons !!

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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Dim 15 Nov - 13:28

Il n'y a donc aucun problème. Les Admins valident ta fiche!

Je vais m'occuper de ta fiche personnage. Mp moi ce dont tu voudrais préciser ou ne pas préciser dans Donnée et Inventaire.

Sur ce, amuses-toi bien =)! Et bon rp.
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Boïmir Koc'h

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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Lun 16 Nov - 3:42

Hey, merci à tous ! Smile

Doloxel -> il s'agit bel et bien du mouflon et de ses cousins proches, en ce qui concerne l'animal de prédilection de Boïmir.... donc, le mouflon en montagne, le bouc en prairies, la biquette dans les fermes =D
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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   Lun 16 Nov - 20:59

Très belle fiche.

Bienvenue et passe un bon moment parmi nous.

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MessageSujet: Re: Boïmir, nain apatride pour vous servir...   

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