Jeu de rôle Médiéval-Fantastique
 
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 Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]

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Adelior Sil'Endra
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MessageSujet: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Lun 28 Déc - 19:50

Eldra 2273


Alors qu'Erion se levait à peine, Adelior se réveillait sous sa tente de toile bleue. Ses deux compagnons utilisaient chacun une tente différente plus basique et plus petite, les trois étant réunies autour d'un tas de braises fumantes. Le feu s'était éteint lentement pendant la nuit, tandis que le garde du corps d'Adelior s'était relayé avec le vieux mage pour surveiller les alentours. Le jeune homme avait voulu prendre son tour, mais ses deux compagnons furent inflexibles: hors de question.

Il bailla longuement avant de sortir à l'air libre et de découvrir le Royaume d'Artus qui s'étendait devant ses yeux. C'était une marée de grandes collines qui s'étendaient aussi loin qu'il pouvait regarder, avec ci et là une ferme ou un regroupement d'habitats formant des petits villages, et quelques arbres fruitiers éparpillés de part et d'autres. Ils avaient quitté Djild la veille en milieu de journée. La ville côtière avait accueilli leur groupe de façon très sympathique, le gérant de Djild leur ayant attribué des chambres dans sa demeure, en plein cœur du centre-ville. Adelior et ses compagnons sortaient alors d'un voyage de quelques jours dans un bâteau grassement payé depuis Sithranis. En effet, ils étaient passés avant tout par la Citadelle d'Ivoire et avaient remonté la rivière vers l'épine montagneuse de Linoa, puis avaient fait une première halte à Lyziar en rejoignant le Djoïra. Le lendemain, ils avait alors suivi cette même rivière puis rejoint la mer d'Edenia, avant de faire une deuxième halte à Denos dans le Royaume de Yalvin. Le calvaire se poursuivit ensuite le long des côtes de Lenastel. Le capitaine attendait d'apercevoir le Phare de la Lune pour pouvoir avancer plus vite, raison pour laquelle ils mirent presque toute la journée pour rejoindre finalement Djild, où ils s'arrêtèrent, Adelior décrétant qu'il ferait une pause sur la terre ferme et ne remettrait plus jamais les pieds sur un bâteau. Ses compagnons n'eurent d'autre choix que d'en convenir.

A l'idée de reprendre le bâteau pour le chemin inverse, Adelior sentit quelques nausées lui venir à la gorge et il se hâta alors de rallumer le feu pour pouvoir manger. Il s'accroupit près des braises encore incandescentes et dessina un ensemble de runes sur le sol, à l'aide d'un bâton. Il murmura alors quelques paroles qui semblaient liées aux symboles et le feu reprit sans se faire prier. Les flammes léchaient alors ce qui restait de bois, et Adelior alla en chercher non loin, dans le tas que son garde du corps avait transporté sur son dos la veille depuis Djild. C'était la meilleure chose à faire sachant qu'on les avait prévenu que le royaume se composait essentiellement de plaines, surtout sur leur chemin...

Le vieil homme revint en même temps que le garde, chacun ayant trouvé de quoi manger pour le petit-déjeuner. Le premier ramenait un lièvre, mort sans marque apparente; le second rapportait un sanglier tout tâché de sang. Cependant le garde était blessé à la cuisse, le vieil homme referma grossièrement la plaie avec un petit soin magique et le pansa, ricanant de la méthode rustique de chasse de son blessé, ce qui ne plut pas à celui-ci.

"Cela suffit tous les deux, tout comme chacun a ses goûts, chacun a ses méthodes! Et regardez ce que vous me ramenez! De la viande pour un petit-déjeuner, comment voulez-vous que je mange ça à mon réveil? Restez là je reviens avec ce qu'il faut..."

Amusé, Adelior ramassa un bâton d'un bras de longueur dans le tas, et se dirigea vers le premier arbre qu'il avait vu en se levant. C'était un pommier, et grâce au bâton, il s'empara de quelques pommes avec lesquelles il revint les bras chargés. Il les embrocha et les mit au-dessus du feu quelques minutes. Puis il en donna à chacun de ses compagnons.

"Les pommes sont sucrées, les cuire rend un goût exquis et chaud. Et si on en mange plusieurs, c'est alors suffisant pour contenter notre estomac jusqu'au déjeuner. C'est donc parfait!"

Le vieil homme et le garde se regardèrent sans broncher, et mangèrent en silence. C'était bon mais ça ne leur suffirait jamais...



***



La matinée avança et ils arrivèrent rapidement à Enriel, leur destination. Ils retrouvèrent Madarvak Tinhod au centre de la capitale dans une auberge, où ils mangèrent allègrement, avant de rejoindre le bâtiment principal de la Guilde d'Elvend. Le but de cette expédition était simple: profiter de son audience en tant qu'envoyé d'Unomav pour rentrer au service de la Guilde. Adelior avait quelques projets pour son avenir, et pour ça il avait besoin d'un atout et d'un groupe. Et bien qu'il parut calme en entrant dans la bâtisse blanche et monumentale, il sentait venir en lui une pointe d'anxiété: et s'il n'y parvenait pas?

Il n'avait pas pris le temps de fureter dans la capitale, aussi grande soit-elle, car il était avant tout ici pour affaires, il pourrait s'y permettre lorsqu'il aurait terminé. Aussi, le hall d'accueil lui parut grand mais... modeste. Sans avoir vu le reste de la ville, il ne pouvait comparer, mais il lui semblait qu'il y avait bien peu de richesses exposées dans ce hall, contrairement aux autres lieux qu'il connaissait désormais.

*Elvend est digne de sa réputation, leur but est le rassemblement de connaissance, pas le pouvoir et la richesse. Ils n'en ont cure de tout ceci. Quelque chose me dit que je ne vais croiser que de vieux mages tous le nez flanqué dans des bouquins...*

Adelior ne laissa rien paraître de son impression, et, suivi de ses trois compagnons, il alla à la rencontre de l'homme quinquagénaire qui faisait son office en accueillant les invités. Le jeune homme lui montra simplement le dessous de sa main gauche où était inscrit le signe de la banque de son père, et l'homme les fit escorter dans les couloirs jusqu'à une grande porte ornée plus élégamment que les autres. Une gravure y signalait: "Conseil". Simple et clair. L'homme qui les escortait frappa trois fois, ouvrit puis les annonça: "Adelior Sil'Endra et son escorte." La réponse fut claire malgré la voix graveleuse de son propriétaire. L'homme les invita alors à entrer, puis referma la porte derrière eux.

La salle n'était ni grande ni majestueuse, et sa simplicité plut fortement au jeune homme. De grandes fenêtres éclairaient depuis le fond toute la pièce, tandis qu'une demi douzaine de bureaux relativement imposants en faisaient le tour. De grandes étagères ornaient chaque mur, avec un nombre impressionnant de livres anciens ou jeunes. Et tous les bureaux étaient tournés vers le mur d'en face, créant comme un couloir, entre eux, dans la salle du Conseil. Mais aucun ne faisait face à la porte et donc aux invités. Cela signifiait que les membres du Conseil se considéraient comme des mages avant tout, et non comme des dirigeants. De ce fait, Adelior ne sut trop quoi faire, à qui parler, car chaque bureau était occupé par un homme, âgé ou non. Avant de trop montrer son désarroi, il fit ce qui lui semblait convenir le mieux, se présenter ainsi que ses compagnons.

"Messieurs, je suis enchanté de vous rencontrer. Voici Glad Sendhor, mon garde du corps personnel, Amyl Boldhat, mon maître, et Madarvak Tinhod, un écrivain travaillant pour moi. J'ai toute confiance en eux et ne leur cache rien de mes entretiens, raison pour laquelle ils y assistent souvent."

Chacun fit une révérence à l'énonciation de son nom, mais personne ne dit mot, laissant Adelior parler.

"Je suis ici pour représenter mon père, Liodhan Sil'Endra, comme convenu, et en tant qu'Adelior Sil'Endra, Mage demandant à entrer dans votre Guilde. Mais, je vous en prie, nous y viendrons plus tard."

A son propre nom, Adelior se courba respectueusement, puis attendit que l'un des membres du conseil prenne la parole. Il tenta de découvrir lequel avait répondu à l'escorte un peu avant, mais ils avaient tous plus ou moins un visage pouvant aller avec cette voix graveleuse qu'il avait entendue...



[HJ: Le récit se passe plusieurs mois avant les chutes de météorites sur Yalvin, d'après la fiche de mon personnage, il pouvait donc encore passer par ce royaume pour rejoindre Zagorne ^^ ]


Dernière édition par Adelior Sil'Endra le Mar 29 Déc - 21:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Lun 28 Déc - 20:34

Glendir Télad était plongé dans les livres de comptes du trimestre précèdent et s'assurait qu'ils n'étaient pas en déficit du point de vue du budget alloué à la rédaction de l'Encyclopédie. Il rapprocha le long parchemin qui était à sa droite, chercha la fin des calculs et y ajouta une ligne "Dépenses en cire = 1 506 pièces d'or et 19 pièces d'argent." Le vieil homme finit ensuite son addition sur le brouillon puis ajouta en encre route à la fin du parchemin "Total du mois de Nidra 2273 : 350 476 pièces d'or, 78 pièces d'argent et 3 pièces de cuivre." Son dur labeur enfin achevé, il s'appuya sur le dossier de sa chaise et soupira d'aise. Le Mage se frotta les yeux, épuisé.
L'homme de l'accueil pénétra dans la salle et annonça Adelior Sil'Endra. La moitié des membres du Conseil, dont Glendir, arrêta son activité et leva la tête. Les autres, trop occupés et concentrés, ne cillèrent même pas. Un beau jeune homme rentra, accompagné d'une petite escorte.

"Messieurs, je suis enchanté de vous rencontrer. Voici Glad Sendhor, mon garde du corps personnel, Amyl Boldhat, mon maître, et Madarvak Tinhod, un écrivain travaillant pour moi. J'ai toute confiance en eux et ne leur cache rien de mes entretiens, raison pour laquelle ils y assistent souvent. Je suis ici pour représenter mon père, Liodhan Sil'Endra, comme convenu, et en tant qu'Adelior Sil'Endra, Mage demandant à entrer dans votre Guilde. Mais, je vous en prie, nous y viendrons plus tard."

Personne ne pipa mot. Glendir trouvait cette occasion fort intéressante d'un point de vue financier. Son père à la tête d'Unomav pouvait sans doute desserrer ses bourses pour offrir quelques milliers de pièces d'or à la Guilde.
Ce fut Fadriendel Sil-Garion qui prit la parole. Fadriendel était un membre du Conseil respecté de par son ancienneté et sa sagesse. Son bureau était tout au bout de la rangée, ce qui n'était pas fait au hasard car les invités devaient se déplacer pour jusqu'à lui pour le voir et cela conférer au vieil homme une puissance tacite des plus importantes. Sil-Garion approchait des 80 ans mais cela ne se voyait qu'à peine sur son corps. Il avait une musculature puissante et une longue barbe argentée qui descendait jusqu'à sa taille. Il portait une sempiternelle robe de mage marron foncée et ne se déplaçait qu'avec sa lance de métal ornée d'une pierre de magie très dense. Mais Fadriendel était connu par le fait qu'il était un élémentaliste très respecté et c'était sans doute le plus puissant mage de la Guilde, ce qui le plaçait encore plus haut dans le rang de la respectabilité.
Il se racla la gorge et dit de sa voix forte :

"Approchez Adelior Sil'Endra, fils de Liodhan Sil'Endra."

Il s'exécuta et franchit la dizaine de mètres qui les séparait. Fadriendel était toujours en train d'écrire lorsqu'il continua :

"Renvoyez votre escorte dehors. Ce n'est pas nous qui allons vous attaquer."

Il dit cela avec une telle aridité dans sa voix que le jeune homme ne put que faire un signe de la main pour congédier ses compagnons. Le Mage reprit :

"Ne soyez pas indigné par ce qui va suivre mais je me fiche de votre rang social et je me contrefiche encore plus de votre lien avec Unomav." Glendir balbutia un "Je pense..." mais il fut coupé par l'Elémentaliste : "Notre conseiller financier n'est sans doute pas du même avis que moi mais peu importe. Pour entrer à Elvend, il n'y a que deux interdits que vous devez franchir. Le premier est bien évidemment de manier la magie que ce soit la classique ou l'interdiction et le second, et pas des moindres, est la motivation. Alors si votre père vous envoie ici pour avoir une influence sur la rédaction de l'Encyclopédie, la porte est à votre droite." Il y eu un silence gêné. Fadriendel était aussi bien connu pour son franc-parler. "Alors, dites-moi, Adelior Sil'Endra, êtes-vous motivé ? Que pouvez-vous apporter hormis l'argent à Elvend ?"

Au moment où il finit sa phrase, il leva la tête pour la première fois depuis le début de sa tirade et regarda dans les yeux le jeune prétendant.

Spoiler:
 
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Adelior Sil'Endra
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Mar 29 Déc - 22:27

L'un des membres du Conseil se racla finalement la gorge et prit la parole d'une voix posée mais sans retord.

"Approchez Adelior Sil'Endra, fils de Liodhan Sil'Endra."

Bien sûr, le jeune homme obéit. Le vieil homme qui avait prit la parole se trouvait au fond de la salle, sur sa droite. Sous sa robe chocolat, il laissait deviner les contours d'une forte disposition musculaire, et son visage austère était à l'image de son supposé rang. Cependant, Adelior remarqua que la distance à parcourir pour le rejoindre, en ignorant implicitement tous les autres membres, bien que certains se fichaient totalement de lui, impliquait indirectement une relation de puissance pour cet homme que les autres ne semblaient pas avoir. Ce nouveau personnage intriguait le jeune homme, car en effet, il avait l'air puissant, extrêmement, mais son identité était inconnue, pour le moment.

"Renvoyez votre escorte dehors. Ce n'est pas nous qui allons vous attaquer."

Adelior sourit. Sans savoir vraiment pourquoi, il s'y attendait, et comme il l'avait senti, cet homme était puissant, mais faisait des erreurs. D'un geste rapide mais clair, il congédia ses deux compagnons de voyage, mais, au regard interrogateur de Madarvak, il répondit par un bref clin d'oeil. L'écrivain restait, ce n'était pas une escorte, juste un observateur qui se faisait le plus discret possible tant il était impressionné.

"Ne soyez pas indigné par ce qui va suivre mais je me fiche de votre rang social et je me contrefiche encore plus de votre lien avec Unomav. Notre conseiller financier n'est sans doute pas du même avis que moi mais peu importe. Pour entrer à Elvend, il n'y a que deux interdits que vous devez franchir. Le premier est bien évidemment de manier la magie que ce soit la classique ou l'interdiction et le second, et pas des moindres, est la motivation. Alors si votre père vous envoie ici pour avoir une influence sur la rédaction de l'Encyclopédie, la porte est à votre droite."

Le membre respecté du Conseil avait parlé, et, au vu de l'essai d'intervention éventrée d'un autre membre qui devait probablement être le financier du groupe, il ne désirait pas qu'on l'interrompe après cet effet de masse. Adelior se tut donc, attendant la suite logique du discours.

"Alors, dites-moi, Adelior Sil'Endra, êtes-vous motivé ? Que pouvez-vous apporter hormis l'argent à Elvend ?"

Ce fut alors la première fois que l'individu le regarda, et qu'ils croisèrent leur regard. Adelior sentit la puissance du Mage le parcourir dans l'échine, c'était bon à sentir, car rares étaient les personnes aussi puissantes qu'il avait déjà croisé. Cependant cela ne l'impressionnait pas, il avait déjà cottoyé plus superbe. Adelior ramena ses mains dans le dos, comme un écolier, et répondit d'un ton calme et d'une voix claire.

"Enfin quelqu'un de franchement direct! C'est tellement rare dans le monde des affaires, mais rassurez vous, vous n'êtes pas le seul. Je suis honoré que vous me considériez comme n'importe qui, cependant j'aimerais à mon tour vous considérer, simplement..."

Effectivement, bien qu'Adelior aimait l'attitude du mage, il aurait aimé connaître son nom, au moins pour Madarvak...

"Pour ce qui est de mon père, il m'a simplement envoyé après une demande reçue probablement pas vos services administratifs, et d'après ma lettre de mission, ce serait pour un prêt non négligeable qu'il peut très bien vous accorder sans problème. Je verrai tout ceci avec ce même service, ce ne sera pas bien long. Quant à moi, je suis effectivement Mage, de niveau relativement faible encore, mais j'avance vite, paraît-il. En revanche je suis naturellement doté d'une connaissance innée des runes. Il me suffit d'en voir une pour la "connaître", quand bien même elle serait inconnue de tous. Ceci pourrait vous être utile quant à la réunion du savoir magique pour l'Encyclopédie. Et pour ma part, je ne vous cache pas que j'ai ainsi moi-même accès à vos découvertes. J'aime apprendre et me servir de mes connaissances, et j'ai mon propre idéal. J'aime l'égalité, et par conséquent, ce que vous cherchez à créer, car cela donne accès à tout un chacun à la magie, un pas vers cet idéal."

Adelior marqua une pause, il lui semblait en avoir assez dit sur ses choix.

"Vous me demandez donc ce que je peux apporter à Elvend? Probablement une avancée plus rapide de votre projet, grâce à ma capacité, et un mage de plus, tout simplement. Vous me demandez si je suis motivé? A mon tour je vais vous poser une question. Connaissez-vous quelqu'un qui ne soit pas motivé par son idéal?"

A son tour, Adelior laissa ses mots marquer un silence, puis il finit.

"Cependant vous ne pouvez pas encore me faire confiance, et donc vous allez devoir tester mes paroles. J'attends."


C'est là que la posture du jeune homme prit alors tout son sens. Il attendit une quelconque réaction, patiemment, bien qu'il sentit qu'elle allait être rapide et à la hauteur de ce qu'il attendait.



[HJ: j'ai ajouté une date approximative dans le Hors-Jeu du post précédent Wink ]
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Mer 30 Déc - 2:34

Le jeune homme semblait ravi par cette réponse franche et directe.

"Enfin quelqu'un de franchement direct ! C'est tellement rare dans le monde des affaires, mais rassurez vous, vous n'êtes pas le seul. Je suis honoré que vous me considériez comme n'importe qui, cependant j'aimerais à mon tour vous considérer, simplement... Pour ce qui est de mon père, il m'a simplement envoyé après une demande reçue probablement pas vos services administratifs, et d'après ma lettre de mission, ce serait pour un prêt non négligeable qu'il peut très bien vous accorder sans problème. Je verrai tout ceci avec ce même service, ce ne sera pas bien long. Quant à moi, je suis effectivement Mage, de niveau relativement faible encore, mais j'avance vite, paraît-il. En revanche je suis naturellement doté d'une connaissance innée des runes. Il me suffit d'en voir une pour la "connaître", quand bien même elle serait inconnue de tous. Ceci pourrait vous être utile quant à la réunion du savoir magique pour l'Encyclopédie. Et pour ma part, je ne vous cache pas que j'ai ainsi moi-même accès à vos découvertes. J'aime apprendre et me servir de mes connaissances, et j'ai mon propre idéal. J'aime l'égalité, et par conséquent, ce que vous cherchez à créer, car cela donne accès à tout un chacun à la magie, un pas vers cet idéal. Vous me demandez donc ce que je peux apporter à Elvend ? Probablement une avancée plus rapide de votre projet, grâce à ma capacité, et un mage de plus, tout simplement. Vous me demandez si je suis motivé ? A mon tour je vais vous poser une question. Connaissez-vous quelqu'un qui ne soit pas motivé par son idéal ? Cependant vous ne pouvez pas encore me faire confiance, et donc vous allez devoir tester mes paroles. J'attends."

Ce à quoi Fadriendel répondit :

"Faut-il encore que cet idéal soit bien pour autrui."

Il rangea les papiers éparses qui trainaient sur son bureau et sortit un matériel d'écriture d'un tiroir. Il dessina dessus dix runes qui ensemble ne formaient aucun sortilège et n'avait donc aucune valeur magique. Il montra les dessins au Mage :

"Voici dix runes. Retenez-les." Il lui laissa trois secondes puis déchira la feuille qu'il jeta dans la corbeille à papier sur sa gauche. "Maintenant, dites-moi ce que représente pour vous la Magie. Ne me déblatérez pas une logorrhée infâme qui ressemblerait à un ersatz de définition purement scolaire de la Magie. Je veux savoir ce que c'est pour vous. Personnellement." Finit-il en insistant bien sur le dernier mot.

Sil-Garion s'appuya sur son dossier, ses puissantes mains croisées sur son ventre. Cet Adelior était intéressant. Il semblait moins couard que beaucoup de Mages prétendant entrer dans Elvend. Il avait un petit quelque chose, cette étincelle de dynamisme qui le prédispose à un brillant avenir. De plus, s'il disait vrai à propos de son don, cela pouvait se révéler fort utile pour la Guilde.


[HJ : J'ai rajouté une image au spoiler à propos de Fadriendel Sil-Garion dans mon précédent message. Note aussi que la date se met en début de Rp]
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Adelior Sil'Endra
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Jeu 31 Déc - 0:09

"Faut-il encore que cet idéal soit bien pour autrui."

Adelior sourit. C'était ce qu'il pensait au fond de lui-même. L'imposant mage rangea quelques papiers et tira un tiroir duquel il sortit une plume et un parchemin. Il s'en servit alors pour écrire quelques runes puis les lui montra. Le jeune homme les connaissait déjà presque tous, seul un lui était inconnu.

"Voici dix runes. Retenez-les."

Le mage déchira le parchemin avant de continuer comme si de rien n'était.

"Maintenant, dites-moi ce que représente pour vous la Magie. Ne me déblatérez pas une logorrhée infâme qui ressemblerait à un ersatz de définition purement scolaire de la Magie. Je veux savoir ce que c'est pour vous. Personnellement."

L'homme s'adossa au fond de son siège et attendit, patient, la réponse du jeune homme qui prit son temps pour bien penser à la question délicate. En effet, quelle était sa définition de la magie, à lui? Il finit par répondre, après quelques secondes de réflexion.

"Mmh... La magie est un outil pour modifier ce qui existe, pour manifester sa propre réalité, c'est la représentation même de l'imagination de chacun. En cela elle est personnelle. Je pense qu'elle est le fruit d'une vérité générale, et que celui qui en connait le sens et le maîtrise se rend alors capable d'agir sur ce qui l'entoure. Au final, c'est l'outil le plus puissant du monde, et comme la vérité, la Magie est à manipuler avec beaucoup de précaution car elle est dangereuse pour autrui comme pour soi."

Adelior pensait avoir été suffisamment clair et concis sur ce qu'il pensait de la Magie. Mais serait-ce assez? Il pourrait, le cas échéant, développer plus ce qu'il pensait. La Magie était extraordinaire, certains pensent que cela vient d'un ou plusieurs dieux, selon les religions. Il n'en était rien pour lui. Certains avaient de la chance et d'autres non, c'était un fait, pas une décision divine. Donc pour lui, la Magie était orchestrée des mêmes lois. Il supposait de plus que la magie avait ses propres limites, mais qu'elles variaient probablement selon chaque individu. En effet, soulever un rocher dépend tout autant de sa maîtrise magique et runique que des capacités physiques. Donc tout le reste de la Magie obéissait fort probablement à la même loi. De plus, la magie est puissante, parfois ultime, mais elle n'est pas absolue, même si elle est construction, modélisation et destruction à la fois.

Adelior avait sa pensée, chacun avait la sienne. Ce qu'il en avait montré serait-il suffisant? Et le jeu des runes sur le parchemin allait-il continuer? Le jeune homme avait hâte de prouver sa faculté, cependant il avait une condition à poser... Il le ferait plus tard.
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Jeu 31 Déc - 1:04

Après réflexion, Adelior annonça :

"Mmh... La magie est un outil pour modifier ce qui existe, pour manifester sa propre réalité, c'est la représentation même de l'imagination de chacun. En cela elle est personnelle. Je pense qu'elle est le fruit d'une vérité générale, et que celui qui en connait le sens et le maîtrise se rend alors capable d'agir sur ce qui l'entoure. Au final, c'est l'outil le plus puissant du monde, et comme la vérité, la Magie est à manipuler avec beaucoup de précaution car elle est dangereuse pour autrui comme pour soi."

Ce à quoi Fadriendel ajouta :

"Elle reste surtout inconnue."

Le vieil homme se leva et se dirigea vers un des innombrables rayons de la bibliothèque qui englobait tout le mur. Dans la salle du Conseil n'étaient pas gardés les livres les plus rares ou les plus anciens de par leur valeur et leur fragilité mais les grandes références qui servaient souvent, des livres de comptes, des fiches sur chaque membre, et caetera. Sil-Garion était intéressé par un livre écrit il y a de cela bien longtemps, il s'agissait d'un essai de Mériand Neldor, un grand penseur de la Magie, nommé De la théorie magique. Ce livre était considéré comme un grand classique en matière de Magie et tous les mages l'avaient au moins lu une fois lors de leurs études. Fadriendel l'ouvrit à une page cornée de longue date et dit :

"Mériand Neldor dit ici "La Magie est sans doute le plus grand mystère qui puisse exister sur notre monde. Nous ne savons d'elle rien ou qu'une infime partie de sa puissance et nos rêves les plus extraordinaires ne nous permettent que d'effleurer une partie de ses capacités. La Magie nous rend plus fort sans nous affranchir de notre condition. Jusqu'où peut-elle nous rendre plus fort ?" C'est à cela qu'Elvend tâche de donner une réponse. Jusqu'où peut aller la Magie. Personnellement, je pense qu'il n'y a comme limite que notre imagination." Le Mage ouvrit les bras en croix. "A quoi servent tous ces mages ici présent ? A résoudre le plus grand mystère de l'humanité !"

Il rangea le livre et vint se poster dans le couloir de bureaux, face au jeune homme.

"L'Encyclopédie n'a pas seulement pour but de répertorier les Runes connues. Elle a pour but de comprendre la Magie. De saisir son unité, son fonctionnement. De la création de la Rune à l'enchantement le plus abouti ! De l'énergie produite par la matière jusqu'à l'âme qui compose chaque être vivant ! Notez, Madarvak Tinhod, notez ce que je dis. Notre but ultime est oh combien plus important que la connaissance des Runes !"

Tout en parlant, il faisait les cents pas dans la salle. Il fit une pause, regardant à travers les fenêtres, dos à tous puis se retourna et pointa d'un doigt sans méchanceté le fils de banquier et proclama :

"Voilà que vous venez nous dire que vous pouvez retenir les Runes et comprendre les Runes d'un simple coup d'oeil. Cela est formidable ! Mais insuffisant. J'ai des centaines de Mages derrières ces murs qui s'affairent à faire ce que vous faites si aisément. Mais en plus de cela, il tâchent de comprendre la Magie dans son essence même." Il y eut un long silence. "Alors, Adelior Sil'Endra, êtes-vous là pour comprendre les Runes ou pour comprendre la Magie ?"
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Adelior Sil'Endra
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Jeu 31 Déc - 2:14

"Elle reste surtout inconnue."

Personne dans la salle ne parlait, comme si chacun écoutait ce qui allait suivre. On entendait pas même le souffle d'aucune personne présente, bien qu'ils étaient presque une dizaine. Seul celui du grand mage retentissait dans la salle tandis qu'il se levait pour aller chercher un livre parmi les centaines qui étaient réunis dans la salle du Conseil. Il l'ouvrit à une page prédéfinie par une cornée et en lit un passage. Adelior comprit ce qu'il allait lire quand il lut sur la couverture le titre de l'ouvrage: De la Théorie Magique.

"Mériand Neldor dit ici "La Magie est sans doute le plus grand mystère qui puisse exister sur notre monde. Nous ne savons d'elle rien ou qu'une infime partie de sa puissance et nos rêves les plus extraordinaires ne nous permettent que d'effleurer une partie de ses capacités. La Magie nous rend plus fort sans nous affranchir de notre condition. Jusqu'où peut-elle nous rendre plus fort ?" C'est à cela qu'Elvend tâche de donner une réponse. Jusqu'où peut aller la Magie. Personnellement, je pense qu'il n'y a comme limite que notre imagination. A quoi servent tous ces mages ici présent ? A résoudre le plus grand mystère de l'humanité !"

Le vieux mage semblait comme en transe, ce qui exaltait le jeune homme. Il alla ranger le livre avant de venir se poster juste en face d'Adelior. Il parla alors d'une voix puissante et des plus sérieuses, tout en marchant de long en large, accompagnant ses paroles de grands gestes éloquents. Le jeune homme ne bougeait toujours pas, passionné par les paroles sortant de la gueule du vieil homme, lui aussi passionné, il n'y avait aucun doute.

"L'Encyclopédie n'a pas seulement pour but de répertorier les Runes connues. Elle a pour but de comprendre la Magie. De saisir son unité, son fonctionnement. De la création de la Rune à l'enchantement le plus abouti ! De l'énergie produite par la matière jusqu'à l'âme qui compose chaque être vivant ! Notez, Madarvak Tinhod, notez ce que je dis. Notre but ultime est oh combien plus important que la connaissance des Runes! "

Le Conseiller désigna finalement Adelior du doigts pour terminer. Serait-ce le jugement final pour Adelior?

"Voilà que vous venez nous dire que vous pouvez retenir les Runes et comprendre les Runes d'un simple coup d'oeil. Cela est formidable ! Mais insuffisant. J'ai des centaines de Mages derrières ces murs qui s'affairent à faire ce que vous faites si aisément. Mais en plus de cela, ils tâchent de comprendre la Magie dans son essence même."

Adelior sourit une fois de plus. Il aimait vraiment la façon de faire de cet homme, et il reçut la dernière question du vieillard comme une douce interrogation ironique, avec beaucoup de plaisir.

"Alors, Adelior Sil'Endra, êtes-vous là pour comprendre les Runes ou pour comprendre la Magie ?"

Le jeune homme ne put s'empêcher de laisser éclater un peu de sa joie. Il rit, brèvement et sans méchanceté, il sentait presque des larmes de joie lui venir aux coins des yeux.

"Oh excusez-moi, mais il est tellement heureux de vous entendre appuyer votre Oeuvre avec tant de force et de passion, car il est rare de pouvoir être témoin d'un tel discours! Je ne connais hélas toujours pas votre nom, Maître Mage, mais je puis vous assurer que nous sommes en accord sur plusieurs points, et plus particulièrement sur les limites de la Magie. Elle est forcément, pour moi, liée à l'imagination du Mage. Cependant, voilà la question que je me suis moi-même posé et à laquelle je n'ai toujours pas trouvé de réponse, ni mon précepteur par ailleurs: comment expliquer le fait que plusieurs mages peuvent se regrouper pour user d'une magie qu'aucun d'entre eux, seul, ne pourrait réaliser? Il n'est alors plus question d'imagination mais de ressource, d'énergie. Mais alors quel serait vraiment le rôle de l'imagination dans le cas individuel? Je n'en ai aucune idée, et bien évidemment que je cherche à comprendre, sinon, que ferais-je ici et pourquoi je chercherais à rassembler plus de connaissance dans le domaine de la Magie? Mes voyages me permettent d'en apprendre beaucoup sur beaucoup de choses, et je ne m'intéresse pas seulement à l'économie, mais aussi à la Magie. Vous avez probablement déjà réfléchi à ce problème, mais en quoi se fait-il que les Neïs soient les seuls capables dès la naissance d'utiliser la branche de la Magie du nom d'Interdiction alors que tous les autres peuples se voient obligés de parcourir un long chemin laborieux pour parvenir aux capacités d'un de leurs nourrissons? De même, pourquoi certains, même en connaissant les runes et en ayant compris comment utiliser la Magie, soient incapables de l'utiliser? Ces questions sont en suspend pour moi, et peut-être êtes-vous capable d'y répondre. Mais croyez-vous qu'un homme puisse avoir ces questions en tête sans en chercher les réponses?"

Rarement Adelior ne s'était tant laissé aller à montrer ce qu'il pensait. Il avait fait preuve d'une passion, dans son ton doucereux, qui certes n'égalait pas celle du vieux mage, mais s'en approchait probablement. Il n'avait ni usé de grands gestes ni d'une voix forte, il avait simplement laissé parler ses tripes. Il finit alors par ce qu'il pensait le plus.

"Le monde est grand et complexe, il est déséquilibré. Mon but est de le rééquilibrer. J'y mettrai le temps, car pour cela, il faut avant tout le comprendre, que ce soit la magie, les peuples ou même la composition physique de Neiliona."

Avait-il convaincu? Il n'en savait rien, ce n'était là pas son but. Il avait simplement répondu au grand mage par un engouement similaire à celui dont l'homme avait fait preuve pour le tester. Pour preuve, il ne lui avait rien caché de ses projets. Quelque part, il avait confiance en cet être puissant et colossal.
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Jeu 31 Déc - 13:36

Le jeune homme rit, sans doute d'aise puis déclama une longue tirade :

"Oh excusez-moi, mais il est tellement heureux de vous entendre appuyer votre Oeuvre avec tant de force et de passion, car il est rare de pouvoir être témoin d'un tel discours! Je ne connais hélas toujours pas votre nom, Maître Mage, mais je puis vous assurer que nous sommes en accord sur plusieurs points, et plus particulièrement sur les limites de la Magie. Elle est forcément, pour moi, liée à l'imagination du Mage. Cependant, voilà la question que je me suis moi-même posé et à laquelle je n'ai toujours pas trouvé de réponse, ni mon précepteur par ailleurs: comment expliquer le fait que plusieurs mages peuvent se regrouper pour user d'une magie qu'aucun d'entre eux, seul, ne pourrait réaliser ? Il n'est alors plus question d'imagination mais de ressource, d'énergie. Mais alors quel serait vraiment le rôle de l'imagination dans le cas individuel ? Je n'en ai aucune idée, et bien évidemment que je cherche à comprendre, sinon, que ferais-je ici et pourquoi je chercherais à rassembler plus de connaissance dans le domaine de la Magie ? Mes voyages me permettent d'en apprendre beaucoup sur beaucoup de choses, et je ne m'intéresse pas seulement à l'économie, mais aussi à la Magie. Vous avez probablement déjà réfléchi à ce problème, mais en quoi se fait-il que les Neïs soient les seuls capables dès la naissance d'utiliser la branche de la Magie du nom d'Interdiction alors que tous les autres peuples se voient obligés de parcourir un long chemin laborieux pour parvenir aux capacités d'un de leurs nourrissons ? De même, pourquoi certains, même en connaissant les runes et en ayant compris comment utiliser la Magie, soient incapables de l'utiliser ? Ces questions sont en suspend pour moi, et peut-être êtes-vous capable d'y répondre. Mais croyez-vous qu'un homme puisse avoir ces questions en tête sans en chercher les réponses ? Le monde est grand et complexe, il est déséquilibré. Mon but est de le rééquilibrer. J'y mettrai le temps, car pour cela, il faut avant tout le comprendre, que ce soit la magie, les peuples ou même la composition physique de Neiliona."

Ce fut au tour de Fadriendel de rire :

"Je vois que tu te poses les bonnes questions, jeune homme. Pour répondre à ta première interrogation, il existe des sortilèges tellement puissants et complexes à réaliser qu'un seul Mage ne le peut. Pourquoi ? Parce qu'il faut soit brasser un nombre impressionnant de Runes, soit infuser les Runes dans un certain ordre et selon une certaine amplitude, soit il faut attirer l'énergie suffisante vers soi... Bref que des choses qu'un seul être humain ne peut faire par la seule force de la pensée et de l'exercice. En théorie, créer un sortilège est relativement simple grâce à la méthode de transitivité unique. La difficulté en pratique est d'arriver à infuser simultanément les différentes runes du sort et c'est seulement une fois accordées qu'elles entrent en résonance. Ainsi, pour certains sortilèges, il est impossible de le faire seul."

Sil-Garion laissa un temps de pause pour qu'Adelior assimile tout cela puis il reprit :

"Les Neïs sont un grand mystère. Nous savons qu'ils ont un réflexe biologique face à la magie comme nous lorsque nous retirons la main lorsqu'elle est trop proche d'une flamme. Malheureusement, nous n'en savons que peu à leur sujet. Ce réflexe a pour effet de détruire le circuit énergétique d'un sortilège et ainsi remodeler les Runes comme l'Interdicteur le souhaite."

Autre pause.

"Et pour te répondre, je dirai que la Magie n'est pas un don comme beaucoup de neïlioniens le croient. La Magie s'apprend et c'est un travail très ardu. Tu souhaites exercer un métier difficile et tu affronteras un travail difficile. C'est une exigence qui t'es imposée. C'est un hommage qui t'es rendu ! Certains n'arrivent pas à utiliser la Magie pour la bonne raison qu'ils manquent de patience et de concentration. Rien de plus."

Dernier silence avant le grand final.

"Tu dis que le monde est déséquilibré. Je ne suis pas d'accord avec toi. Le monde est équilibré. La Réalité qui fait que le monde existe est régie par des lois et est on ne peut plus équilibrée. La seule chose qui le déséquilibrent est la Magie car qu'est-ce donc que cet art occulte à part modifier les biens-fondés de la nature ? Tu parles de déséquilibre en pensant Mal, Corruption, Haine. Le déséquilibre au sens où tu l'entends, le Ma,l n'est qu'une invention fugace qu'un minable esprit inférieur comme le notre a pu inventé. Illusion. Hallucination. Crois-tu vraiment qu'un lion qui bouffe un enfant sait qu'il fait le mal ? Ce n'est qu'une question de point de vue."

Il n'avait pas dit cela avec méchanceté mais avec par pur constat. Une citation vint à l'esprit de Fadriendel : Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme, et rongé par le cynisme, puisse Talis avoir pitié de votre âme de vieillard. Ce pessimisme qui rongeait Sil-Garion n'était rien d'autre que le fruit de nombreuses désillusions et de réalisme. Le monde était pourri et il se sclérosait mais que faire ? Le Mage se sentit soudain très vieux, comme si tout le poids du monde était tombé sur ses épaules. Il alla s'asseoir à son bureau. Cet Adelior Sil'Endra était empli d'optimisme et de naïveté. C'était bien. Il fallait qu'il reste ainsi. Neïliona avait besoin de personnes comme lui, des personnes qui jetaient tout leur dévolu sur l'altruisme. Ce n'était qu'à ce prix que le monde des hommes pourrait changer.
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Dim 3 Jan - 2:01

"Je vois que tu te poses les bonnes questions, jeune homme. Pour répondre à ta première interrogation, il existe des sortilèges tellement puissants et complexes à réaliser qu'un seul Mage ne le peut. Pourquoi ? Parce qu'il faut soit brasser un nombre impressionnant de Runes, soit infuser les Runes dans un certain ordre et selon une certaine amplitude, soit il faut attirer l'énergie suffisante vers soi... Bref que des choses qu'un seul être humain ne peut faire par la seule force de la pensée et de l'exercice. En théorie, créer un sortilège est relativement simple grâce à la méthode de transitivité unique. La difficulté en pratique est d'arriver à infuser simultanément les différentes runes du sort et c'est seulement une fois accordées qu'elles entrent en résonance. Ainsi, pour certains sortilèges, il est impossible de le faire seul."

Ainsi tout était question de quantité, soit intellectuelle, soit capacitive, ou encore énergétique... Adelior n'avait jamais pensé encore à cette solution, mais il suffisait qu'il existât un être doté d'une intelligence monumentale, de capacités toutes aussi étonnantes, et il pourrait alors réaliser ce que personne ne le peut, il pourrait alors détruire ou construire Neïliona... Mais le vieux mage reprit, sortant le jeune homme de ses pensées.

"Les Neïs sont un grand mystère. Nous savons qu'ils ont un réflexe biologique face à la magie comme nous lorsque nous retirons la main lorsqu'elle est trop proche d'une flamme. Malheureusement, nous n'en savons que peu à leur sujet. Ce réflexe a pour effet de détruire le circuit énergétique d'un sortilège et ainsi remodeler les Runes comme l'Interdicteur le souhaite."

Oui, ça, Adelior le savait, donc il était au même point qu'Elvend sur cette question. D'où leur venait cette capacité, et pourquoi eux seulement? Etait-ce dû à leur origine Neïlionienne?

"Et pour te répondre, je dirai que la Magie n'est pas un don comme beaucoup de neïlioniens le croient. La Magie s'apprend et c'est un travail très ardu. Tu souhaites exercer un métier difficile et tu affronteras un travail difficile. C'est une exigence qui t'es imposée. C'est un hommage qui t'es rendu ! Certains n'arrivent pas à utiliser la Magie pour la bonne raison qu'ils manquent de patience et de concentration. Rien de plus."

Adelior rit. Le puissant Mage trouvait sa vocation difficile mais accessible à tous, raisonnement normal de la part d'une personne aussi puissante. Le jeune homme n'aurait pas dû s'attendre à une autre réponse. Mais ce n'était qu'un exemple, cette interrogation n'était pas, de loin, la plus importante ni intéressante.

"Tu dis que le monde est déséquilibré. Je ne suis pas d'accord avec toi. Le monde est équilibré. La Réalité qui fait que le monde existe est régie par des lois et est on ne peut plus équilibrée. La seule chose qui le déséquilibrent est la Magie car qu'est-ce donc que cet art occulte à part modifier les biens-fondés de la nature ? Tu parles de déséquilibre en pensant Mal, Corruption, Haine. Le déséquilibre au sens où tu l'entends, le Ma,l n'est qu'une invention fugace qu'un minable esprit inférieur comme le notre a pu inventé. Illusion. Hallucination. Crois-tu vraiment qu'un lion qui bouffe un enfant sait qu'il fait le mal ? Ce n'est qu'une question de point de vue."

Le vieil homme n'avait pas tord, mais Adelior n'était pas d'accord avec lui sur tout. Il redevint sérieux et répondit aussi clairement qu'il savait le faire, sans aucune animosité. Le grand homme s'était rassit derrière son bureau, apparaissant soudainement fragile et brisé. Le jeune retint alors ses paroles pour approcher des propos plus souples.

"Je comprends ce que vous me répondez, Maître Mage, mais je ne pensais pas ce déséquilibre là. Le Mal est bien sûr une notion subjective, or je suis assez bon dans le domaine de l'objectivité, et les notions telles que celle-ci me paraissent peu appropriées à une approche du monde. L'équilibre se fait avec une égalité de ces notions là, il doit y avoir autant de Mal que de Bien, ou alors ni l'un ni l'autre. Ce que je recherche, c'est avant tout l'équilibre du monde, que les notions objectives soient jaugées identiquement partout sur Neïliona. Je parle par exemple de l'argent et la pauvreté, qui transcendent la subjectivité car c'est un fait réel. Il y aussi par exemple l'inégalité raciale. Nous ne venons pas tous du même endroit, et pourtant nous vivons tous sur Neïliona, mais de façon si inégale que certaines races sont refermées. Je ne cherche pas à séparer chaque montagne, chaque forêt, non. Je cherche simplement à trouver le moyen pour que chaque peuple vive là où il est fait pour vivre, sans qu'il puisse y avoir de conflit pour une raison territoriale ou autre. Cependant, le problème majeur est, comme vous l'avez sagement dit, la Magie. Elle est inégale entre tous, car certains sont doués et acharnés, d'autres pas. Quelle solution pour l'équilibre ici? Et bien tout d'abord, je pense que la Magie ne doit pas être pensée seule, ce n'est pas une notion comme la pauvreté ou la race, c'est une sorte de sous-notion, car c'est une capacité avant tout. On est capable de faire de la magie ou non, tout comme on est capable de forger une épée ou non. Je pense donc qu'il faut replacer la Magie au bon endroit avant de chercher à régler son problème. Et ça, j'en suis encore incapable... Qu'en pensez-vous, Maître Mage? Pourrais-je aider Elvend dans son œuvre de recherche, et Elvend pourra-t-elle me soutenir dans ma recherche d'équilibre?"

Le jeune homme avait adopté un ton bas tout le long, doux, comme s'il parlait de par son esprit directement, et il avait terminé en haussant légèrement le ton, pour clore sur ce qui était essentiel sur le moment présent. Le vieil homme qui lui faisait face était sage, mais il était rongé par sa propre existence et son propre pouvoir. Si Adelior voulait être aidé, il devrait d'abord aider ceux qui en étaient capables.
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Dim 3 Jan - 14:26


"Je comprends ce que vous me répondez, Maître Mage, mais je ne pensais pas ce déséquilibre là. Le Mal est bien sûr une notion subjective, or je suis assez bon dans le domaine de l'objectivité, et les notions telles que celle-ci me paraissent peu appropriées à une approche du monde. L'équilibre se fait avec une égalité de ces notions là, il doit y avoir autant de Mal que de Bien, ou alors ni l'un ni l'autre. Ce que je recherche, c'est avant tout l'équilibre du monde, que les notions objectives soient jaugées identiquement partout sur Neïliona. Je parle par exemple de l'argent et la pauvreté, qui transcendent la subjectivité car c'est un fait réel. Il y aussi par exemple l'inégalité raciale. Nous ne venons pas tous du même endroit, et pourtant nous vivons tous sur Neïliona, mais de façon si inégale que certaines races sont refermées. Je ne cherche pas à séparer chaque montagne, chaque forêt, non. Je cherche simplement à trouver le moyen pour que chaque peuple vive là où il est fait pour vivre, sans qu'il puisse y avoir de conflit pour une raison territoriale ou autre. Cependant, le problème majeur est, comme vous l'avez sagement dit, la Magie. Elle est inégale entre tous, car certains sont doués et acharnés, d'autres pas. Quelle solution pour l'équilibre ici? Et bien tout d'abord, je pense que la Magie ne doit pas être pensée seule, ce n'est pas une notion comme la pauvreté ou la race, c'est une sorte de sous-notion, car c'est une capacité avant tout. On est capable de faire de la magie ou non, tout comme on est capable de forger une épée ou non. Je pense donc qu'il faut replacer la Magie au bon endroit avant de chercher à régler son problème. Et ça, j'en suis encore incapable... Qu'en pensez-vous, Maître Mage? Pourrais-je aider Elvend dans son œuvre de recherche, et Elvend pourra-t-elle me soutenir dans ma recherche d'équilibre?"


Fadriendel resta silencieux quelques instants qui paraissèrent des heures puis annonça tout simplement, sans accorder un regard à Adelior :

"Nous allons discuter de votre admission avec le Conseil en privé. Vous pouvez rejoindre votre escorte à l'extérieur. Nous vous rappelerons une fois le choix effectué."

Il avait prit le ton neutre qu'il prenait habituellement pour ce genre d'annonce. Le Mage emporté de tout à l'heure s'était calmé et faisait à présent place à l'homme à la concentration et la réflexion extrême. Le jeune fils de banquier et son écrivain s'exécutèrent. La porte claquée, Sil-Garion releva la tête et attendit une réponse de la part de la petite assemblée. Glendir Télad prit la parole en premier :

"Aux vues des finances d'Elvend, nous avons tout intérêt à accepter son adhésion. Je ne vous rappelle pas que le mécénat est notre unique source de revenus et lorsque le fils de la plus grande banque du monde vient nous voir... je n'irai pas cracher dessus."

Jdian, un autre membre du Conseil, responsable de l'éthique et du bon fonctionnement de la Guilde, dit :

"Ce jeune homme veut changer le monde de manière trop radicale et il se rendra compte assez vite que son plan est voué à l'échec. Que veut-il ? Abolir l'argent, abolir les inégalités, que les Nains et les Elfes marchent mains dans la mains en chantant sur les plages chaudes d'Enra. Nous ne pouvons accepter quelqu'un qui ne sera que déçu par la suite. Il deviendrait le mouton noir dans le troupeau."


Fadriendel se frictionna l'arête de son nez puis déclara :

"Jdian, veux-tu qu'Elvend se sclérose ? Veux-tu provoquer la déliquescence de la Guilde ? Je ne suis pas d'accord sur plusieurs points avec ce garçon mais ne faut-il pas accepter des Mages volontaires, avides de connaissances, motivés ? Ne l'étions-nous pas à la fondation d'Elvend ? Avez-vous oublié votre jeunesse ? Neïliona est un fruit pourri certes. Faut-il pour autant perdre espoir ? Car si tel est le cas, notre Guilde n'a plus de raison d'être." Personne ne pipa mot. "Je vous rappelle que cet Adelior a dit avoir le don de comprendre les Runes. J'ai écris au début de notre entretien dix Runes sur un papier. Neuf étaient courantes mais j'en ai glissé une qui n'est que très rarement employée par les Mages. Il s'agit d'une Rune qui a pour effet de donner au sortilège une forme dodécagonale. Bref, rien de bien palpitant."

D'une voix forte, il appela le portier afin qu'il fasse entrer Adelior Sil'Endra. Ce dernier se placa au milieu des six bureaux et attendit le verdict.

"Je t'avais montré dix runes tout à l'heure. Dessine et explique-moi à quoi elle sert." Dit le vieux Mage en lui tendant un crayon et un bout de papier.
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Dim 3 Jan - 16:05

Le vieil homme resta silencieux un moment, avant de répondre, d'un ton totalement exempt d'émotion.

"Nous allons discuter de votre admission avec le Conseil en privé. Vous pouvez rejoindre votre escorte à l'extérieur. Nous vous rappelerons une fois le choix effectué."

Adelior se pencha en une révérence puis s'exécuta, emmenant Madarvak avec lui. Dès qu'il referma la porte, Amyl l'interrogea pour savoir si oui ou non il était pris. Le jeune homme s'y attendait, il avait appris il y a quelques temps qu'Amyl avait tenté une adhésion à Elvend il y a des années de cela, mais ce fut un échec cuisant pour lui... Ne laissant pas apparaître sa nervosité, Adelior s'assit sur le sol, sur les genoux, d'un air digne.

"Calmez vous et attendez avec moi. Nous ne savons pas encore, ils délibèrent. Madarvak, que pensez-vous de ce à quoi vous avez assisté?"

L'écrivain s'était accroupi lui aussi. Il regarda Adelior, puis le sol, et finit par répondre fébrilement.

"Il me semble que malgré la neutralité apparente d'Elvend, un seul homme la dirige, du moins la représente. SI les autres ont leur mot à dire, c'est à espérer qu'ils soient avec vous, car ce mage ne m'a pas donné l'impression d'être avec vous..."

Les deux "escortes" se retinrent de répondre, Glad réprimant une violente envie et Amyl une rage silencieuse. Adelior répondit alors à l'écrivain, sur un ton rassurant.

"Hmm... Je ne pense pas, au contraire. Il m'est avis que ce sont plutôt les autres qui me voient d'un autre œil, car un seul a tenté de me parler, mais le vieil homme l'a coupé aussitôt dès le début de la conversation. Et si j'ai bien compris qui il était, il serait avec moi uniquement pour mon rang social, ce qui laisse supposer que les autres, n'ayant même pas tenté une approche, m'ont tout simplement ignoré. Je pense donc qu'ils ne sont pas favorable à ma demande, alors que le vieux mage m'a répondu et s'est même donné à un échange de principes avec moi. Je pense qu'il m'accepterait, pour je ne sais quelle raison cependant..."

Adelior se prit dans ses pensées, et avant qu'on vienne les chercher à nouveau, il murmura:

"On verra..."

Le jeune homme se releva donc, et quand le portier vint les chercher, il rentra de nouveau dans la salle du Conseil, suivi par Madarvak, laissant Glad et Amyl à leurs élucubrations silencieuses. Erion n'avait pas parcouru un long chemin encore, il éclairait magnifiquement la pièce, par les grandes fenêtres, imprimant le lieu d'une ambiance calme et chaude. Adelior alla se placer au centre approximatif de la salle, laissant Madarvak près de la porte. Il attendit là qu'on lui apporte une réponse. Ce fut, une fois encore, le vieux mage qui parla.

"Je t'avais montré dix runes tout à l'heure. Dessine et explique-moi à quoi elle sert."

Il tendit un crayon et un petit papier au jeune homme qui comprit alors. Il avait bien eu raison, l'imposant mage était pour son adhésion, mais il lui restait à convaincre les autres, et il donnait ainsi l'occasion au jeune homme de montrer à tous ces réfractaires qu'il possédait vraiment un don utile pour Elvend, apparemment le seul attribut qu'il avait pour faire pencher la balance...

Adelior s'exécuta alors, il inscrivit, dans l'ordre, les dix runes qu'il avait vu quelques temps plus tôt. C'était bénin, Amyl lui avait fait faire cet exercice là si souvent... Une fois fini, il montra le papier, et avec le crayon, indiqua à chaque fois de quelle rune il parlait.

"La première rune symbolise la flamme, souvent utilisée dans les sorts élémentaires rouges pour créer un sortilège lié à l'élément flamboyant, le mana utilisant alors la combustion d'une flamme. La seconde symbolise la linéarité et permet au sortilège de prendre une forme simplifiée, quand le sortilège utilise beaucoup de runes qui peuvent interférer entre elles par exemple. La troisième représente la notion du soin, utilisée dans presque tous les sortilèges permettant de soigner une plaie ou autre. La quatrième se rapporte à la pomme, elle peut être utilisée par exemple dans un sortilège pour faire léviter ce fruit jusqu'à soi. La cinquième se rapproche du sommeil et est souvent utilisée par les assassins pour endormir, ou tout du moins baisser la vigilance d'un garde éveillée. La sixième est un leurre, elle signifie littéralement le rouge, qui n'est pas à confondre avec le mana rouge, mais bien la couleur, tout simplement. Ainsi elle peut brouiller un adversaire si le sortilège est composé de cette rune pour lui donner cette couleur alors qu'elle est jaune, par exemple. La septième est la seule que je ne connaissais pas encore. Elle représente un dodécagone, un polygone à douze côtés égaux, et donc douze sommets. Elle agit donc comme la seconde rune en donnant une forme au sortilège. Cependant elle est beaucoup plus précise car elle impose une grande quantité d'énergie de par la complexité de la forme géométrique. De plus, je suppose qu'elle est rarement utilisée car la rune sphère est tout aussi utile, et je suppose que le dodécagone n'est utilisé que pour des sortilèges de création, comme les forgerons-mages voulant incruster cette forme dans du métal, par exemple... La huitième rune symbolise quant à elle une arme, permettant au sortilège de s'effectuer au travers une arme ou avec une arme, sans plus de précision. La neuvième est la rune de la réserve d'énergie spécifique, qui est utilisée dans certains sortilèges pour utiliser l'énergie procurée par une zone ou un objet spécifique, et non ce qui est autour; elle permet donc de cibler là où on va tirer l'énergie, contrairement à l'habitude où le mage puise l'énergie indifféremment autour de lui, sans distinction, et sans rune. Enfin, la dernière rune symbolise tout simplement la Vie, l'élément Vie, utilisée par exemple dans la plupart des sortilèges de soin."

Enfin, Adelior se tut. Il tendit le papier et le crayon au mage, et attendit, les mains revenus dans son dos comme précédemment. Il se pourrait bien que cette démonstration n'ait pas suffit, il avait fait ce que le mage lui avait demandé, et il avait confiance en lui. Il pensait donc que si le mage lui avait demandé cela, c'était donc ce qu'il fallait pour que la balance penche en sa faveur. Le tout restait à savoir, maintenant, si le vieil homme avait eu raison, ou non. Madarvak, de son côté, n'avait cessé de griffonner des mots sur un long parchemin, discrètement. Adelior était curieux de savoir ce qu'il avait bien pu y inscrire, mais il ne le saurait jamais. C'était sa seule règle, ne pas influer sur celui qui racontait sa vie, sinon, comment rester objectif et ne pas juger lui-même ses propres actes?


Dernière édition par Adelior Sil'Endra le Dim 3 Jan - 17:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Dim 3 Jan - 18:05

"La première rune symbolise la flamme, souvent utilisée dans les sorts élémentaires rouges pour créer un sortilège lié à l'élément flamboyant, le mana utilisant alors la combustion d'une flamme. La seconde symbolise la linéarité et permet au sortilège de prendre une forme simplifiée, quand le sortilège utilise beaucoup de runes qui peuvent interférer entre elles par exemple. La troisième représente la notion du soin, utilisée dans presque tous les sortilèges permettant de soigner une plaie ou autre. La quatrième se rapporte à la pomme, elle peut être utilisée par exemple dans un sortilège pour faire léviter ce fruit jusqu'à soi. La cinquième se rapproche du sommeil et est souvent utilisée par les assassins pour endormir, ou tout du moins baisser la vigilance d'un garde éveillée. La sixième est un leurre, elle signifie littéralement le rouge, qui n'est pas à confondre avec le mana rouge, mais bien la couleur, tout simplement. Ainsi elle peut brouiller un adversaire si le sortilège est composé de cette rune pour lui donner cette couleur alors qu'elle est jaune, par exemple. La septième est la seule que je ne connaissais pas encore. Elle représente un dodécagone, un polygone à douze côtés égaux, et donc douze sommets. Elle agit donc comme la seconde rune en donnant une forme au sortilège. Cependant elle est beaucoup plus précise car elle impose une grande quantité d'énergie de par la complexité de la forme géométrique. De plus, je suppose qu'elle est rarement utilisée car la rune sphère est tout aussi utile, et je suppose que le dodécagone n'est utilisé que pour des sortilèges de création, comme les forgerons-mages voulant incruster cette forme dans du métal, par exemple... La huitième rune symbolise quant à elle une arme, permettant au sortilège de s'effectuer au travers une arme ou avec une arme, sans plus de précision. La neuvième est la rune de la réserve d'énergie spécifique, qui est utilisée dans certains sortilèges pour utiliser l'énergie procurée par une zone ou un objet spécifique, et non ce qui est autour; elle permet donc de cibler là où on va tirer l'énergie, contrairement à l'habitude où le mage puise l'énergie indifféremment autour de lui, sans distinction, et sans rune. Enfin, la dernière rune symbolise tout simplement la Vie, l'élément Vie, utilisée par exemple dans la plupart des sortilèges de soin."

Il y eu un long silence parmi l'assemblée. Quelqu'un toussa. On entendait que le bruit de la mine de graphite de l'écrivain glissant sur le papier. Fadriendel regarda tour à tour ses compagnons puis annonça d'une voix forte :

"Bien."

Il se leva, prit son bâton et se dirigea vers une porte annexe de la grande salle.

"Suis-moi." Dit-il à l'attention d'Adelior. "Sans ton scribe. Tu pourras tout lui raconter après mais je tiens à garder un peu d'intimité quant à ce bâtiment."

Une fois le jeune homme à ses côtés, il passa la porte qui donnait dans un couloir dont le mur de droite laissait place à une balustrade de pierre qui les protégeait de la chute car en-dessous se trouvait un immense jardin à la flore luxuriante. Le jardin - où plutôt la véranda - était protégée par un colossal dôme de verre. Voyant Adelior surprit par ce soudain changement de décor, Sil-Garion sembla préférable d'ajouter :

"Après être resté assis des heures dans un bureau à écrire, les personnes qui travaillent ici ont bien droit à un peu de confort que nous leur offrons par ce jardin intérieur."

La chaleur était douce et l'air humide. Le couloir était situé au deuxième et avant-dernier étage du bâtiment et offrait ainsi une magnifique vue en surplomb sur la verdure. Il marchèrent sur toute une longueur du jardin puis sur la moitié d'un autre côté avant d'emprunter une porte qui les ramenait à l'intérieur du bâtiment. Là, ils prirent un autre couloir à droite qui déboucha sur un très grand couloir à l'allure sobre et éclairé par des fenêtres donnant sur l'extérieur. Ils continuèrent ainsi sur une vingtaine de mètres et pénétrèrent dans une salle de la taille de celle du Conseil. La salle était tapissée de meubles contenant des centaines de fiches. 3 hommes s'affairaient sur des grands pupitres. A la vue de Fadriendel, il le saluèrent simplement, comme le feraient deux amis.

"J'aurai besoin d'un formulaire d'adhésion."

"Vous le trouverez dans l'armoire en ébène, monsieur."

Le vieil homme sortit deux pochettes cartonnées, une bougie et une barre de cire de couleur or et un sceau en acier. Il fit signe à Adelior de s'asseoir à côté de lui. Il s'exécuta.

"Alors tu signes ici, sur les 3 feuilles et tu fais pareil dans l'autre livret."

Il lui tendit un plume et un pot d'encre, le laissant prendre connaissance des papiers tandis qu'il allumait la bougie.


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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Dim 3 Jan - 19:03

Personne ne répondait, personne ne bougeait. Adelior restait de marbre, ne se laissant pas démonter par ce silence gênant. Il était motivé et sérieux dans ses propos, il n'y avait aucune raison qu'il panique. Quelqu'un toussa alors, et peu après, le vieux mage, toujours le même, brisa le silence qui planait dans la salle du Conseil. Adelior lui en fut très reconnaissant.

"Bien."

Le mage se leva, prit son imposant bâton et prit la direction d'une porte située derrière les dernières étagères de livres. Il invita Adelior à le suivre, sans qu'aucun autre membre ne dise quoi que ce soit.

"Suis-moi. Sans ton scribe. Tu pourras tout lui raconter après mais je tiens à garder un peu d'intimité quant à ce bâtiment."

Adelior acquiesça de la tête et fit le signe à Madarvak de retourner auprès de ses compagnons. Puis il suivit le mage et se retrouva avec lui dans un couloir d'un seul mur, l'autre côté, vers l'intérieur, n'étant qu'un muret auquel s'accouder pour pouvoir contempler un magnifique exemple de verdure et de nature au sein même d'une enceinte aussi austère qu'Elvend.

"Après être resté assis des heures dans un bureau à écrire, les personnes qui travaillent ici ont bien droit à un peu de confort que nous leur offrons par ce jardin intérieur."

Oui, cela semblait maintenant évident dans l'esprit du jeune héritier d'Unomav, mais encore avait-il fallut y penser... Il se surprit à se demander qui avait pu avoir cette idée, le mage qu'il suivait ou l'un des cinq autres qui demeuraient dans la salle du Conseil? Les rayons lumineux d'Erion traversaient un grand dôme translucide et éclairaient superbement le jardin intérieur. On entendait même quelques gazouillis ici et là. Puis le mage s'engouffra dans un petit couloir, et Adelior perdit de vue le jardin. Ils continuèrent ainsi à travers quelques couloirs pour finir dans une salle aux mêmes dimensions que celle du Conseil. Trois hommes s'affairaient autour de pupitres quand le mage et Adelior entrèrent. Ils saluèrent le mage sans prêter attention au jeune homme. Partout dans la salle, des armoires et autres entrepôts de fichiers divers reposaient, attendant qu'un scribe vienne les ranger ou les éparpiller.

"J'aurai besoin d'un formulaire d'adhésion."

L'un des trois hommes releva la tête, et montra du doigt une vieille armoire en répondant simplement.

"Vous le trouverez dans l'armoire en ébène, monsieur."

Puis il retourna à ses affaires. Le vieil homme prit dans l'armoire ce qu'il fallait pour l'inscription et s'installa derrière un bureau, invitant le jeune homme à en faire de même.

"Alors tu signes ici, sur les 3 feuilles et tu fais pareil dans l'autre livret."

Adelior prit les deux livrets que lui tendait le mage, la plume, l'encre, et parcourut le premier livret des yeux. Quand il eut prit connaissance des conditions, il trempa la plume dans le pot d'encre, et signa son nom à chaque endroit indiqué, puis fit de même sur le second livret. Il laissa sécher l'encre à chaque fois, puis tendit le tout au mage lorsque ce fut terminé. Cela n'avait duré qu'une dizaine de minutes, mais Adelior trouvait que cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas parlé. Cela tombait bien, il y avait une curiosité qui lui brûlait la langue.

"Mmh... Consentirez-vous à me dire pourquoi personne d'autre que vous, et le conseiller financier si je ne m'abuse, n'ont daigné prendre la parole, et pourquoi il a été si difficile de me faire accepter par les autres?"

En effet, comme il l'avait dit rapidement à ses compagnons, sur six membres, deux seulement avaient pris attention à lui lors de cet entretien, et probablement qu'ils étaient les deux seuls à être favorable à son adhésion. Ce qu'il voulait savoir, c'est pourquoi, si cela se déroulait toujours ainsi lorsqu'un mage venait quérir une inscription dans leurs rangs...
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Dim 3 Jan - 19:24

Une fois qu'il eut signé, Fadriendel prit la plume et griffa à son tour. Il prit ensuite la cire qu'il fit fondre sur la première page des livrets et y apposa le sceau d'Elvend. Il fit sécher la cire en souffletant doucement dessus. Le jeune Mage, visiblement gêné, posa une question :

"Mmh... Consentiriez-vous à me dire pourquoi personne d'autre que vous, et le conseiller financier si je ne m'abuse, n'ont daigné prendre la parole, et pourquoi il a été si difficile de me faire accepter par les autres ?"

Fadriendel éclata d'un rire franc et sonore. Les bibliothécaires à côtés sourirent, ayant visiblement entendu. Sil-Garion reprit son souffle, s'essuya une larme au coin de l'œil puis dit :

"C'est une combine que nous mettons en pratique à chaque demande d'adhésion. Souvent, un seul d'entre nous prend la parole et le reste ne dit mot et affiche un figure sérieuse pour faire stresser le potentiel membre. On change à chaque fois. Mais pour les personnalités, c'est plutôt moi qui prend la parole car on va dire que je suis plus apte à juger de l'intégrité de quelqu'un que les autres. Mais il faut avouer que les personnes comme toi sont rares et je tiens rarement de tels discours aussi sérieux avec des nouveaux venus."

Sil'Endra parut un peu choqué ou alors étonné. Sil-Garion ajouta :

"Mais ne crois pas que c'est un jeu. C'est quelque chose de très sérieux. Si tu veux mon avis, sur les cinq autres membres du Conseil, les trois quarts tirent toujours la gueule. Enfin bref, je te souhaite la bienvenue à Elvend. Il m'a semblé que tu voulais imposer une condition à ta souscription, non ? Je t'écoute."
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Dim 3 Jan - 19:50

A la question d'Adelior, le mage éclata de rire. Non méchamment, mais il devait entendre cette question de chaque nouvel adhérant. Le jeune homme vit les trois scribes sourire aussi, comme s'ils avaient entendu. Il comprit donc d'avance ce qu'allait répondre le vieil homme, bien qu'il se serait attendu à autre chose.

"C'est une combine que nous mettons en pratique à chaque demande d'adhésion. Souvent, un seul d'entre nous prend la parole et le reste ne dit mot et affiche un figure sérieuse pour faire stresser le potentiel membre. On change à chaque fois. Mais pour les personnalités, c'est plutôt moi qui prend la parole car on va dire que je suis plus apte à juger de l'intégrité de quelqu'un que les autres. Mais il faut avouer que les personnes comme toi sont rares et je tiens rarement de tels discours aussi sérieux avec des nouveaux venus."

C'était un plan plutôt sadique, et l'héritier d'Unomav ne se serait vraiment pas attendu à ça de la part d'une guilde telle qu'Elvend, mais après tout, elle avait une réputation à tenir. Le vieil homme continua, comme pour rassurer le jeune homme.

"Mais ne crois pas que c'est un jeu. C'est quelque chose de très sérieux. Si tu veux mon avis, sur les cinq autres membres du Conseil, les trois quarts tirent toujours la gueule. Enfin bref, je te souhaite la bienvenue à Elvend. Il m'a semblé que tu voulais imposer une condition à ta souscription, non ? Je t'écoute."

Adelior sourit. Il ne pensait pas que le vieil homme s'en serait souvenu, mais le moment semblait venu, l'adhésion était désormais signée.

"Merci beaucoup. Ma condition n'a rien d'exceptionnel, je souhaite juste que mon appartenance à Elvend reste cachée de tous, que personne en dehors d'Elvend et de mes trois compagnons ne le sache. c'est vital pour moi en tant qu'héritier d'Unomav et actuel Porte-Parole de la banque à travers Neïliona. Je n'aurai plus la même influence neutre sur les gens, or j'en ai besoin. De même, beaucoup de Neïlioniens ne doivent pas savoir que je suis Mage, les sorciers de Mazahldros par exemple, car ils pourraient tenter de se servir de moi pour obtenir plus d'argent encore et plus de pouvoir, déjà qu'ils essaient déjà rien que par mon statut... Je souhaite donc simplement que tout cela reste secret, entre quelques élus pour éviter, par ailleurs, d'éventuels espions ou rapportages involontaires, et ce jusqu'à ce que je le décide, ce qui peut être dans quelques mois, quelques années, je n'en sais rien encore."

Le jeune avait répondu en baissant la voix de plus en plus, pour éviter que les scribes n'entendent absolument tout. Il tenait à ce secret plus qu'à son adhésion. Il avait confiance en ce puissant mage, c'est pourquoi il l'avait laissé faire, même l'inscription, avant d'en parler.
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Dim 3 Jan - 20:15

"Merci beaucoup. Ma condition n'a rien d'exceptionnel, je souhaite juste que mon appartenance à Elvend reste cachée de tous, que personne en dehors d'Elvend et de mes trois compagnons ne le sache. c'est vital pour moi en tant qu'héritier d'Unomav et actuel Porte-Parole de la banque à travers Neïliona. Je n'aurai plus la même influence neutre sur les gens, or j'en ai besoin. De même, beaucoup de Neïlioniens ne doivent pas savoir que je suis Mage, les sorciers de Mazahldros par exemple, car ils pourraient tenter de se servir de moi pour obtenir plus d'argent encore et plus de pouvoir, déjà qu'ils essaient déjà rien que par mon statut... Je souhaite donc simplement que tout cela reste secret, entre quelques élus pour éviter, par ailleurs, d'éventuels espions ou rapportages involontaires, et ce jusqu'à ce que je le décide, ce qui peut être dans quelques mois, quelques années, je n'en sais rien encore."

Fadriendel l'écouta attentivement puis, une fois son explication finie, se leva, donna un livret au nouveau membre et un autre à un des scribes qui allait le classer avec les autres. Ils sortirent de la pièce et Sil-Garion le dirigea dans le grand couloir qui faisait tout le tour du bâtiment. Ainsi, ils auraient tôt fait d'arriver à l'entrée principale. Ils marchèrent en silence, d'un pas rapide habituel chez le vieil homme. Ils dévalèrent les escaliers et arrivèrent dans le hall principal. Le vieux Mage le raccompagna jusqu'à son escorte qui avait été descendue jusqu'ici elle aussi.

"Comptez sur moi, j'honorerai votre requête. Nul autre personnes que le Conseil ne connaîtra notre entrevue. De plus, la salle où sont enfermés les livrets d'inscriptions est aussi inviolable que les coffres d'Unomav. Normal me direz-vous car c'est votre banque qui nous l'a installé !" Il rit un bref instant puis continua, en empoignant la main du jeune homme : "Et bien, Adelior Sil'Endra, ravi d'avoir fait votre connaissance. Si un jour vous avez besoin de quoi que ce soit, vous savez où nous sommes et demandez Fadriendel Sil-Garion."

Il finit quelques politesses puis le petit groupe passa la porte et disparut dans les rues d'Enriel, capitale d'Artus. Le haut-dirigeant du Conseil pivota sur ses pieds et retourna à son bureau.
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MessageSujet: Re: Elvend, la Modeste [Quête d'intégration]   Dim 3 Jan - 20:53

Le mage ne répondit pas tout de suite. Il redonna un livret à Adelior, comme preuve de son appartenance à Elvend, et l'autre à l'un des trois scribes. Puis il mena Adelior le long d'un dédale farfelu de couloirs et d'escaliers avant qu'ils se retrouvent dans le hall d'entrée. L'homme de l'accueil se tenait à nouveau derrière son comptoir. Il salua les deux arrivants de la main avant de montrer que les compagnons d'Adelior se trouvaient sur le palier. Le vieil s'arrêta non loin d'eux, et répondit enfin, le comptoir étant trop loin pour qu'il puisse y être entendu.

"Comptez sur moi, j'honorerai votre requête. Nul autre personnes que le Conseil ne connaîtra notre entrevue. De plus, la salle où sont enfermés les livrets d'inscriptions est aussi inviolable que les coffres d'Unomav. Normal me direz-vous car c'est votre banque qui nous l'a installé !"

Le mage rit et Adelior le suivit, c'était en effet assez drôle maintenant que la salle la plus sûre d'Elvend venait d'Unomav, et que son héritier venait d'entrer dans les rangs d'Elvend... Les deux hommes se serrèrent la main avant que le mage ne continue.

"Et bien, Adelior Sil'Endra, ravi d'avoir fait votre connaissance. Si un jour vous avez besoin de quoi que ce soit, vous savez où nous sommes et demandez Fadriendel Sil-Garion."

Adelior éclata de rire. Enfin, il connaissait le nom de son interlocuteur!

"Et bien, Fadriendel Sil-Garion, je suis honoré de vous avoir rencontré moi aussi. Nous nous reverrons, comptez sur moi. De même, si vous avez besoin, vous savez où me trouver, sur Neïliona!"

Le vieil homme salua ensuite rapidement les compagnons d'Adelior, puis ceux-ci et lui-même partirent, laissant Fadriendel retourner à son travail éreintant. Adelior invita ses trois acolytes dans une taverne bien mouvementée pour leur raconter discrètement ce qu'ils voulaient savoir. Il prit garde, naturellement, à ce que personne n'entende, ce qui l'obligea plusieurs fois à s'arrêter ou à recommencer son discours car il avait tellement baissé sa voix que personne ne l'avait entendu du tout.

Ils finirent ensuite par visiter la capitale, Madarvak servant alors de guide. Adelior comprit qu'Elvend se détachait de la ville elle-même, qui montrait sa richesse comme les autres grandes villes du monde. Il comprit aussi que Fadriendel avait parlé pour chacun de ses confrères, et Adelior devait maintenant rentrer pour dire à son père qu'Elvend leur demandait un prêt, notamment pour pouvoir entretenir le jardin intérieur... Ce fut lorsqu'Erion se coucha qu'Adelior y repensa et cracha un juron.

"Oh non, il faut reprendre le bâteau..."


FIN DU RP
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